A propos

Les Bijoux de Famille
La maison d’édition qui en a sous la couverture.

Petite par la taille, grande par l’aplomb, Les Bijoux de Famille publie depuis 2009 des textes qui ne rentrent dans aucune case, sauf peut-être celle où l’on range les objets précieux, piquants et inclassables. Roman, poésie, nouvelles — tout ce qui s’écrit avec du style et du nerf a sa place dans notre catalogue, à explorer ici : Catalogue des Bijoux.

L’histoire des Bijoux: Les Bijoux de Famille, la maison d’édition qui a le mérite de savoir qu’elle existe

C’était en 2004. Les Bijoux ne s’appelaient pas encore les Bijoux, mais Trente-Trois Tours, le nom du magazine culturel qui couvrait comme il le pouvait l’actualité culturelle et sociale de Bordeaux et de la Gironde – irrévérencieux et souvent là où on ne l’attendait pas, le magazine par lequel le scandale arrivait souvent en rampant.

Ce n’est pas en rampant mais dans un grand souffle que TTT disparut en 2007, laissant son fondateur suffisamment désœuvré pour avoir l’idée saugrenue d’écrire des livres, à cette époque où il passait le plus clair de son temps à chroniquer ceux des autres, quand il n’accompagnait pas des groupes de hardcore-samba turkmènes sur les routes du rock.

Accepté par une maison d’édition célèbre dont nous tairons le nom pour ne pas faire de tort à Hachette, il s’embrouille avec un directeur de collection pour une bête histoire de couv, de titre et de virgules victimes de son ciseau. Et si tu avances quand je virgule, comment veux-tu que je ne bascule pas du côté obscur de la Force. Les Bijoux de Famille étaient nés, partant du principe qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, sauf quand on est un gros boulet qui ne sait rien faire de ses dix doigts comme ce mec que j’ai rencontré en 2008 dans ce bar de Rennes en marge des Transmusicales – mais c’est une autre histoire.

Pourquoi Les Bijoux de Famille ? Déconstruisons donc un petit peu le processus de création, si vous le voulez bien, et en même temps votre avis, vous savez ce que j’en fais. Bijoux, c’est évident : on rêve tous d’écrire ou de lire un de ces joyaux littéraires qui nous restent en tête bien des années après, jusqu’au moindre point-virgule. De famille, parce que cette maison d’édition est avant tout une histoire familiale, avec tout ce que ça implique de repas de Noël pénibles à s’engueuler sur la pertinence de voir Mélissa Da Costa en tête de gondole ailleurs que dans les points Relay. Et Bijoux de Famille, enfin – à prononcer avec l’accent de Ventura dans Les Tontons Flingueurs –, parce que mine de rien, la maison d’édition qui en a sous la couverture, ça claque comme baseline.

Avance rapide, 15 ans plus tard. 9 livres au catalogue, du roman pur à la poésie en passant par des recueils de nouvelles, avec comme fil conducteur un certain appétit pour l’imaginaire débridé et l’imagination paginée. Des collaborations avec des auteurs aussi importants (à nos yeux en tout cas) qu’Arnaud Cathrine, Hervé Le Corre, Nathalie Bernard, Jean-Claude Lalumière, Colombe Schneck ou Simonetta Greggio, tous au menu de la sous-mini-collection Bijoux d’Hiver, fruit de la rencontre formidable entre Les Bijoux de Famille, l’Hôtel Ville d’Hiver et la Librairie Générale d’Arcachon.

Et un regard tourné vers le futur : désormais installées à Prague, où la vie est douce et la famille élargie, les éditions Bijoux de Famille continuent leur petit bout de chemin entrecoupé de pauses plus ou moins longues dans une hospoda de campagne. 

La double

“Je ne lis qu’un seul journal, le mien. Et dans ce journal, je ne lis que mes articles.”
Ainsi parlait non Zarathoustra, mais Jean-Edern Hallier, le Zarathoustra du pauvre. Aux Bijoux, c’est un peu le contraire. Écrivains et éditeurs, on lit beaucoup par ici, oscillant sans cesse entre mauvaise foi facile (j’aurais pu l’écrire, ça. En mieux) et regrets éternels (je l’aurais bien publié, ça. Pas mieux), naviguant entre manuscrits fraîchement émolus (pour vous soumettre à la question, c’est par ici), livres cultes de la bibliothèque idéale et nouveautés alléchantes – d’ailleurs, si vous avez des services presse en trop pour la Double Page, notre adresse postale est disponible contre un petit mail dans notre boiboîte.

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