Jaroslav Rudiš “La fin des punks à Helsinki” (Books Edition)

La double qui a tracé sa route, l’air furax comme toutes les mamies qui font la queue pour des oranges. Si Jaroslav Rudiš avait été français, il se serait appelé Nicolas Mathieu et aurait certainement troqué la grisaille des Sudètes des eighties pour la grisaille (la même mais différente) de la Lorraine des nineties. Mais Jaroslav Rudiš est bel et bien tchèque, et dans ses … Continue reading Jaroslav Rudiš “La fin des punks à Helsinki” (Books Edition)

GiedRé “La boîte de petits pois” (Delcourt)

La double qui repartait le plus souvent avec un truc qui ne servait à rien. Changement de registre pour GiedRé. Loin des filles qui sont toutes des putes et de ta vie qui est quand même de la merde, l’hilarante parolière franco-lituanienne est allée chercher la dessinatrice Holly R. pour nous raconter son enfance dans une ex-république soviétique où les boîtes de petits pois sont … Continue reading GiedRé “La boîte de petits pois” (Delcourt)

Bohumil Hrabal “Moi qui ai servi le roi d’Angleterre” (Robert Laffont / Pavillon Poches)

La double qui n’existe plus, les Allemands l’ont entièrement rasée. Comme quoi, tout arrive dans la vie. Gagner au loto, lire un tweet intelligible de Trump, Tondelier présidente ou finir un bouquin de Hrabal sans sourciller une seule seconde. Tout aussi chargé stylistiquement que le reste de la bibliographie du Tchèque en blanc, Moi qui ai servi le roi d’Angleterre a le mérite (pour une … Continue reading Bohumil Hrabal “Moi qui ai servi le roi d’Angleterre” (Robert Laffont / Pavillon Poches)

Bégaudeau et Oubrerie “Mâle occidental contemporain” (Delcourt)

La double qui demande si t’aimes bien ça, toi, la sodomie, dans un sens ou dans l’autre, hein. On adorait le punk, chanteur intellectuel (de gauche) des regrettés Zabriskie Point. On admirait le réalisateur d’Entre les murs, sobre et pertinent. On aimait bien l’essayiste de l’excellent Histoire de ta bêtise ou de Jouer juste, fascinant exercice de style pour amateurs de foot. On saluera le … Continue reading Bégaudeau et Oubrerie “Mâle occidental contemporain” (Delcourt)

Arto Paasilinna “Un homme heureux” (Denoel)

La double qui voyageait en compagnie d’un authentique lièvre finlandais.  Pour ceux qui auraient un peu trop tendance à ramener Paasilinna à son Lièvre de Vatanen, Un Homme heureux est la piqûre de rappel idéale pour se souvenir que le Finlandais est décidément un conteur incroyable, capable de faire passer un souffle épique dans la moindre petite historiette de rien du tout : ici, la … Continue reading Arto Paasilinna “Un homme heureux” (Denoel)

Jonathan Coe “Le Royaume Désuni” (Gallimard)

La double qui avait à peu près 200 rouleaux de PQ dans sa voiture. Y’a des mecs comme ça qui existent. A rendre jaloux le plus talentueux des gratte-papiers qui hantent laborieusement les couloirs des maisons d’édition. Des mecs comme Jonathan Coe pour qui il semble facile d’écrire tout simplement des belles histoires sans en faire des caisses dans le style. Le fond (5 générations … Continue reading Jonathan Coe “Le Royaume Désuni” (Gallimard)

Jiri Fronta “Singl” (Sarbacane)

La double qui joue à domicile. Des ruelles de Rome qu’il parcourt avec son pote de remplacement (il s’est fait larguer par texto la veille du départ) aux travées du célèbre stade des Bohemians de Prague (dont j’aperçois d’ailleurs le toit par la fenêtre en écrivant ces lignes), Jiří Franta nous narre les aventures d’un jeune trentenaire tchèque sur le point de commettre l’irréparable : … Continue reading Jiri Fronta “Singl” (Sarbacane)

Edgar Hilsenrath “Fuck America” (Points)

La double qui va maintenant enfin vous enculer. Aussi juif et gouailleur que le héros de Tout est illuminé, aussi allemand et paumé que le héros de Baiser ou faire des films, aussi fauché et en chute libre que le héros de Fuck Up, Jakob Bronsky arpente les rues de New York avec pour principale occupation de magouiller par-ci par-là pour s’acheter le temps d’écrire … Continue reading Edgar Hilsenrath “Fuck America” (Points)

Luz “Testosterror” (Albin Michel)

La double qui m’a toujours dit que, dans la vie, il faut sortir la boîte à couilles. Pour traiter d’un sujet aussi casse-gueule que la virilité, il fallait bien un Luz de compet’, anti-beauf par excellence. Une fois n’est pas coutume pour cet adepte de l’autofiction plus ou moins fictionnelle (rappelez-vous du fantastique Indélébiles), le dessinateur de Charlie Hebdo nous pond ici un petit morceau … Continue reading Luz “Testosterror” (Albin Michel)