Marion Montaigne “Dans la combi de Thomas Pasquet” (Dargaud)

La double qui va s’éjecter comme un kamikaze avec Matt Damon. Cet ouvrage pourrait être juste une bédé documentaire chiante (de plus) sur l’icône de l’aérospatiale française, ce gendre idéal sans aspérité à qui on aurait bien eu envie de coller des tartes dans la tronche. Mais grâce au talent incroyable de Marion Montaigne pour raconter les petites histoires derrière la grande et rendre humain … Continue reading Marion Montaigne “Dans la combi de Thomas Pasquet” (Dargaud)

Camille Potte « Ballades » (Atrabile)

La double ah ben super nouveylle distes Des grenouilles qui parlent, même celles qui ne sont pas des vilains princes à qui leur frangine a collé un mauvais sort pour qu’ils arrêtent de casser les burnes ; des serfs qui voudraient bien instaurer un poil plus de démocratie participative dans le débat ; une chevalière en RTT censée sauver d’un dragon psychopathe une princesse qui … Continue reading Camille Potte « Ballades » (Atrabile)

Étienne Davodeau « Le Chien qui louche » (Futuropolis)

La double qui passe sa vie au milieu de chefs-d’œuvre. On se dit des fois que Davodeau pourrait faire des trucs un peu moins gnan-gnan, un coup sur deux, comme ça en passant. Mais alors il gagnerait beaucoup moins de prix, et puis, il faut regarder le truc en face, tout le monde ne peut pas être Blain ou FabCaro. Il faut de tout pour … Continue reading Étienne Davodeau « Le Chien qui louche » (Futuropolis)

Jean-Claude Denis “Animal, André le Corbeau” (Glénat) 

La double qui peut encore éviter une hécatombe de bisons. Rien que le titre de cette double et vous percevez qu’on n’est pas parti pour nager dans un océan de logique absolue. Mais en même temps, avec Jean-Claude Denis (rappelez-vous, « L’amour propre ne le reste jamais très longtemps », ben voyons), on savait où on mettait les pieds, et qu’ils n’allaient pas rester au … Continue reading Jean-Claude Denis “Animal, André le Corbeau” (Glénat) 

Cailleteau & Vatine “Aquablue” (Delcourt)

La double de James Cameron qui se fout un peu de notre gueule. Attends voir : des méchants capitalistes qui débarquent tout flingues dehors sur une planète idyllique peuplée d’êtres proto-humains à la peau bleue et qui vivent en communion totale avec la nature… dis donc, tu te foutrais pas un peu de notre gueule, James Cameron ? Trente ans avant les grands débuts en … Continue reading Cailleteau & Vatine “Aquablue” (Delcourt)

GiedRé “La boîte de petits pois” (Delcourt)

La double qui repartait le plus souvent avec un truc qui ne servait à rien. Changement de registre pour GiedRé. Loin des filles qui sont toutes des putes et de ta vie qui est quand même de la merde, l’hilarante parolière franco-lituanienne est allée chercher la dessinatrice Holly R. pour nous raconter son enfance dans une ex-république soviétique où les boîtes de petits pois sont … Continue reading GiedRé “La boîte de petits pois” (Delcourt)

Fred “L’Histoire du corbac aux baskets” (Dargaud)

La double qui en a marre de toutes ces questions sur ses baskets. C’est l’histoire d’un mec qui rentre dans un bar, sauf que c’est pas une blague zoophile (vous l’avez ?), mais plutôt l’histoire d’un corbeau qui rentre chez un psy. Sauf que le corbeau est persuadé d’être un humain victime d’une métamorphose kafkaïenne et que le psy a un entonnoir sur la tête, … Continue reading Fred “L’Histoire du corbac aux baskets” (Dargaud)

Fromental et Yslaire, d’après Simenon “La neige était sale” (Dargaud-Lombard)

La double qui prévoit du grabuge. « La neige était sale », c’est du Simenon, mais c’est pas du Maigret : une étrange dystopie en imitation cuir nazi et svastika en option, à mi-chemin entre les Tontons Flingueurs et le 93 rue Lauriston. Ça pourrait être Tardi au dessin (et c’est un compliment), mais c’est Yslaire (le mec derrière Sambre) et c’est très bien comme … Continue reading Fromental et Yslaire, d’après Simenon “La neige était sale” (Dargaud-Lombard)

Bégaudeau et Oubrerie “Mâle occidental contemporain” (Delcourt)

La double qui demande si t’aimes bien ça, toi, la sodomie, dans un sens ou dans l’autre, hein. On adorait le punk, chanteur intellectuel (de gauche) des regrettés Zabriskie Point. On admirait le réalisateur d’Entre les murs, sobre et pertinent. On aimait bien l’essayiste de l’excellent Histoire de ta bêtise ou de Jouer juste, fascinant exercice de style pour amateurs de foot. On saluera le … Continue reading Bégaudeau et Oubrerie “Mâle occidental contemporain” (Delcourt)