Roberto Bolaño “La littérature nazie en Amérique” (Christian Bourgeois)

La double qui s‘en prend à l’incapacité du roman moderne, surtout français, décérébré et hagard, de comprendre la douleur et donc de créer des personnages. Difficile d’isoler une seule double page tant le génie bolanesque transpire ici à chaque ligne ou presque, de pirouette sémantique en trouvaille poétique, de fulgurance scénaristique en concept tout simplement parfait. Sous le titre ultra provocateur (impec pour lire dans … Continue reading Roberto Bolaño “La littérature nazie en Amérique” (Christian Bourgeois)

Samir Machado de Machado “Tupinilândia” (Editions Métailié)

La double dont l’échec est inévitable. Si l’on ne peut être qu’un poil déçu (mais alors, très légèrement) par la tournure limite grand-guignolesque que finit par prendre Tupinilândia, ce (trop) long roman de Machado de Machado n’en demeure pas moins une lecture passionnante, avec un point de départ aussi excitant que fatalement casse-gueule, d’où la déception susdite : un milliardaire brésilien mégalo décide de créer, … Continue reading Samir Machado de Machado “Tupinilândia” (Editions Métailié)

Alberto Manguel “Tous les hommes sont menteurs” (Babel / Actes Sud)

Alberto Manguel “Tous les hommes sont menteurs” (Babel / Actes Sud)

La double qui fait l’éloge du mensonge  Tous les hommes sont des menteurs, mais en particulier Alberto Manguel. L’auteur espagnol prend même un plaisir évident comme un arracheur de votes (c’est comme un arracheur de dents mais en plus politique) alors qu’il brosse à rebrousse-poil le portrait confus et confondant de feu Bevilacqua, grand écrivain talentueux (à moins qu’il ne soit qu’un glandeur opportuniste), personnalité … Continue reading Alberto Manguel “Tous les hommes sont menteurs” (Babel / Actes Sud)