Pierre Senges “Veuves au maquillage” (Points)

La double qui n’est qu’une extension de cette manie. L’Oulipo peut être une arme dangereuse. Entre les mains de Pierre Senges, elle devient un coupe-chou tranchant la gorge ramollie de l’ex-mari besogneux. La veuve peut être muette, brève, accentuée, longue, voire morte. Elle reste une veuve noire, toujours. Pierre Senges est un nègre. Et un faussaire. Et un copiste. Et un écrivain sacrément talentueux. Qui … Continue reading Pierre Senges “Veuves au maquillage” (Points)

Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)

La double qui a démontré qu’une personne sur trois est paranoïaque, mais aussi que les deux autres la surveillent étroitement. « Le jour où Erwin Schrödinger amena son chat chez le vétérinaire pour une consultation, ce dernier lui déclara qu’il avait une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour lui. » Voilà. Pour une fois, on ne va pas s’emmerder à écrire une chronique d’un … Continue reading Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)

Italo Calvino “Si par une nuit d'hiver un voyageur” (Gallimard)

Italo Calvino “Si par une nuit d’hiver un voyageur” (Gallimard)

La double tourmentée et productive. Ou bien. Bien longtemps après son baron perché, Italo Calvino se mue en 1979 en auteur très perché qui de son hauteur de conte cesse de renier ses amours oulipiens et se lance dans “sa” grande oeuvre postmodernisme, sorte d’encyclopédie sans queue ni tête des formes romanesques qui forment à la fin un tout solide et poreux à la fois, … Continue reading Italo Calvino “Si par une nuit d’hiver un voyageur” (Gallimard)