Henri Lœvenbruck, Nous rêvions juste de liberté — Flammarion, 2015

La double qui nous réconciliait un peu avec la race adulte. ★★★★★ À ranger entre Kerouac et une version (encore plus) destroy d’Easy Rider, bad trips et sexe sauvage absolument pas en option, Nous rêvions juste de liberté a de furieux airs d’uppercut dans ta gueule et, accessoirement, dans celle de ce couillon de flic qui s’est mis en tête de verbaliser cette bande asymétrique … Continue reading Henri Lœvenbruck, Nous rêvions juste de liberté — Flammarion, 2015

Iain Levinson « Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques » (Liana Levi)

La double qui attire des femmes qui multiplient les comportements à risque. Et les amateurs de polars ont toujours besoin de conseils littéraires, alors en voici un pour toi, ma pomme: oublie tout ce que tu crois savoir et procure-toi l’intégrale de Iain Levinson, l’homme qui murmurait à l’oreille des mafieux de seconde zone et des bandits malgré eux. Dans ce dernier bijou, c’est un … Continue reading Iain Levinson « Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques » (Liana Levi)

Luke Rhinehart « L’Homme-Dé » (Editions de l’Olivier)

La double confiée au hasard Je suis l’Homme-Dé. Et ce soir, je fais rouler pensivement entre mes doigts ce petit cube magique et ses six faces inégales qui décideront du sort de cette chronique. Un 1 ou un 2, j’écris une chronique dithyrambique de l’Homme-Dé, je confirme sans sourciller son statut de roman culte qu’il faut absolument avoir lu dans sa vie, histoire de pas … Continue reading Luke Rhinehart « L’Homme-Dé » (Editions de l’Olivier)

R.F Kuang “Babel” (De Saxus)

La double avec un ressentiment persistant contre le petit homme qu’avait été Napoléon. Ceci n’est pas de la SF. A la fois critique du colonialisme, roman historique, étude ethnologique, grande oeuvre fantastique parcourue de frissons steampunks réjouissants, Babel est tout ca a la fois: une grande tour plein d’étages pleins de belles pièces plein de beaux livres plein de belles phrases et de belles histoires. … Continue reading R.F Kuang “Babel” (De Saxus)

Donna Tartt “Le Maître des illusions” (Pocket)

La double qui n’était jamais monté en barque de sa vie.  Sans mauvais jeu de mot (tu me connais, fieu), on rentre vraiment dans Donna Tartt comme dans du gâteau. Et quand on y est, on y reste, tandis que s’effritent nos dernières réticences à considérer le Maître des Illusions comme un roman culte dans le sens le plus noble du terme. Cinquante pages plus … Continue reading Donna Tartt “Le Maître des illusions” (Pocket)

Hugh Howey “Une Colonie” (Actes Sud)

La double qui s’en fout du moral des troupes. On attendait beaucoup de l’auteur de l’impeccable trilogie Silo, découverte bien avant son adaptation netflixienne en dents de scie. On en attendait même un peu trop, et après un déjà mitigé Phare 23 qui nous avait laissés sur notre faim, Hugh Howey sauve tout juste la baraque avec ce nouveau roman de SF de facture assez … Continue reading Hugh Howey “Une Colonie” (Actes Sud)

Walter John Williams “La peste du léopard vert” (Le Bélial)

La double pour qui la mort est une question d’opinion. Avant, Michelle était un singe. Maintenant, c’est une sirène qui vit dans les îles Chelbacheb. Jusque-là, rien d’anormal si l’on considère qu’on se trouve dans un futur post-humain où recomposer son génome est aussi facile que de changer de gouvernement en France au XXIᵉ siècle. Mais comment en est-on arrivé là ? C’est en enquêtant … Continue reading Walter John Williams “La peste du léopard vert” (Le Bélial)

Dave Eggers “Une oeuvre déchirante d’un génie renversant” (Balland) 

La double qui présente le caractère inévitable, étant donné la situation avec le frère, d’une émotion presque constante. Derrière le titre qui tabasse sévère, il y a le petit cœur d’un écrivain talentueux qui bat très fort. Ou peut-être même de plusieurs auteurs, tant “Une œuvre déchirante d’un génie renversant” pourrait être le meilleur bouquin de Philippe Roth écrit par Jonathan Safran Foer sur une … Continue reading Dave Eggers “Une oeuvre déchirante d’un génie renversant” (Balland) 

David Foster Wallace “L’infinie comédie” (L’Olivier)

La double qui n’avait pas littéralement dit fraîcheur vespérale. Aussi long qu’un match Isner-Mahut (11h05 en 2010 à Wimbledon, près de 1400 pages ici), aussi puissant qu’un coup droit de Nadal le long de la ligne de coke, aussi subtil qu’un amorti de Federer, aussi haletant et indécis qu’une énième finale Sinner-Alcaraz, aussi fantasque qu’un coup de Monfils entre les jambes, L’Infinie Comédie parle donc … Continue reading David Foster Wallace “L’infinie comédie” (L’Olivier)