Jean-Claude Denis “Animal, André le Corbeau” (Glénat) 

La double qui peut encore éviter une hécatombe de bisons. Rien que le titre de cette double et vous percevez qu’on n’est pas parti pour nager dans un océan de logique absolue. Mais en même temps, avec Jean-Claude Denis (rappelez-vous, « L’amour propre ne le reste jamais très longtemps », ben voyons), on savait où on mettait les pieds, et qu’ils n’allaient pas rester au … Continue reading Jean-Claude Denis “Animal, André le Corbeau” (Glénat) 

Luke Rhinehart « L’Homme-Dé » (Editions de l’Olivier)

La double confiée au hasard Je suis l’Homme-Dé. Et ce soir, je fais rouler pensivement entre mes doigts ce petit cube magique et ses six faces inégales qui décideront du sort de cette chronique. Un 1 ou un 2, j’écris une chronique dithyrambique de l’Homme-Dé, je confirme sans sourciller son statut de roman culte qu’il faut absolument avoir lu dans sa vie, histoire de pas … Continue reading Luke Rhinehart « L’Homme-Dé » (Editions de l’Olivier)

Cailleteau & Vatine “Aquablue” (Delcourt)

La double de James Cameron qui se fout un peu de notre gueule. Attends voir : des méchants capitalistes qui débarquent tout flingues dehors sur une planète idyllique peuplée d’êtres proto-humains à la peau bleue et qui vivent en communion totale avec la nature… dis donc, tu te foutrais pas un peu de notre gueule, James Cameron ? Trente ans avant les grands débuts en … Continue reading Cailleteau & Vatine “Aquablue” (Delcourt)

Jaroslav Rudiš “La fin des punks à Helsinki” (Books Edition)

La double qui a tracé sa route, l’air furax comme toutes les mamies qui font la queue pour des oranges. Si Jaroslav Rudiš avait été français, il se serait appelé Nicolas Mathieu et aurait certainement troqué la grisaille des Sudètes des eighties pour la grisaille (la même mais différente) de la Lorraine des nineties. Mais Jaroslav Rudiš est bel et bien tchèque, et dans ses … Continue reading Jaroslav Rudiš “La fin des punks à Helsinki” (Books Edition)

GiedRé “La boîte de petits pois” (Delcourt)

La double qui repartait le plus souvent avec un truc qui ne servait à rien. Changement de registre pour GiedRé. Loin des filles qui sont toutes des putes et de ta vie qui est quand même de la merde, l’hilarante parolière franco-lituanienne est allée chercher la dessinatrice Holly R. pour nous raconter son enfance dans une ex-république soviétique où les boîtes de petits pois sont … Continue reading GiedRé “La boîte de petits pois” (Delcourt)

Jorge Volpi “À la recherche de Klingsor” (Edition Points)

La double dont la formule est A = X + Y + Z. À l’intersection du faux polar à la Donna Tartt et du faux roman d’espionnage à la John Le Carré, À la recherche de Klingsor est en réalité une comédie de mœurs bien plus profonde que ne pourrait le laisser suggérer son titre à la Indiana Jones. Réflexion intelligible et intelligente sur le … Continue reading Jorge Volpi “À la recherche de Klingsor” (Edition Points)

Fred “L’Histoire du corbac aux baskets” (Dargaud)

La double qui en a marre de toutes ces questions sur ses baskets. C’est l’histoire d’un mec qui rentre dans un bar, sauf que c’est pas une blague zoophile (vous l’avez ?), mais plutôt l’histoire d’un corbeau qui rentre chez un psy. Sauf que le corbeau est persuadé d’être un humain victime d’une métamorphose kafkaïenne et que le psy a un entonnoir sur la tête, … Continue reading Fred “L’Histoire du corbac aux baskets” (Dargaud)

Bohumil Hrabal “Moi qui ai servi le roi d’Angleterre” (Robert Laffont / Pavillon Poches)

La double qui n’existe plus, les Allemands l’ont entièrement rasée. Comme quoi, tout arrive dans la vie. Gagner au loto, lire un tweet intelligible de Trump, Tondelier présidente ou finir un bouquin de Hrabal sans sourciller une seule seconde. Tout aussi chargé stylistiquement que le reste de la bibliographie du Tchèque en blanc, Moi qui ai servi le roi d’Angleterre a le mérite (pour une … Continue reading Bohumil Hrabal “Moi qui ai servi le roi d’Angleterre” (Robert Laffont / Pavillon Poches)

Fromental et Yslaire, d’après Simenon “La neige était sale” (Dargaud-Lombard)

La double qui prévoit du grabuge. « La neige était sale », c’est du Simenon, mais c’est pas du Maigret : une étrange dystopie en imitation cuir nazi et svastika en option, à mi-chemin entre les Tontons Flingueurs et le 93 rue Lauriston. Ça pourrait être Tardi au dessin (et c’est un compliment), mais c’est Yslaire (le mec derrière Sambre) et c’est très bien comme … Continue reading Fromental et Yslaire, d’après Simenon “La neige était sale” (Dargaud-Lombard)