Étienne Davodeau « Le Chien qui louche » (Futuropolis)

La double qui passe sa vie au milieu de chefs-d’œuvre.

Rating: 1.5 out of 5.

On se dit des fois que Davodeau pourrait faire des trucs un peu moins gnan-gnan, un coup sur deux, comme ça en passant. Mais alors il gagnerait beaucoup moins de prix, et puis, il faut regarder le truc en face, tout le monde ne peut pas être Blain ou FabCaro. Il faut de tout pour faire un monde, même des auteurs de BD chiants à mourir. Le Chien qui Louche a visiblement pour objectif de poser la question ultime : qu’est-ce que l’art, qu’est-ce qui rend une œuvre digne de rentrer au Louvre, plutôt qu’une autre. On cherche toujours la réponse, tout en se disant que cette BD n’aurait aucun mal à avoir une salle rien qu’à elle au musée des œuvres oubliables – avec en bonus des passages carrément dérangeants et des personnages si caricaturaux qu’on se demande si c’est une vanne avant de se rendre compte que non, c’est seulement du mauvais goût.

Étienne Davodeau « Le Chien qui louche » (Futuropolis)

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