La double qui peut encore éviter une hécatombe de bisons.

Rien que le titre de cette double et vous percevez qu’on n’est pas parti pour nager dans un océan de logique absolue. Mais en même temps, avec Jean-Claude Denis (rappelez-vous, « L’amour propre ne le reste jamais très longtemps », ben voyons), on savait où on mettait les pieds, et qu’ils n’allaient pas rester au sec plus de quelques pages. Comme chez Fred et son histoire de corbak en baskets, André le Corbeau cause ; il cause beaucoup ; il soliloque même, et ça commence à faire beaucoup de points-virgules, et si tu avances quand je point-virgule, comment veux-tu que… André est plus bavard qu’une pie et passe son temps à s’épancher sur ses histoires d’amour foireuses (et en même temps, se taper une ourse légère, ça commence mal pour l’emplumé) et ses aspirations à un destin plus brillant que juste corbac de passage. La double qui part en sucette au bout de deux pages, quoi.
Jean-Claude Denis “Animal, André le Corbeau” (Glénat)

