JD Morvan, Rey Macutay et Walter, d’après Barjavel “Ravage” (Glénat) 

La double qui a 15 secondes pour se décider. L’adaptation de roman en BD est définitivement un genre à part. Manière de dire que, quand on n’est pas Kateřina Čupová et son R.U.R. ou, mieux encore, Gou Tanabe et ses formidables adaptations de Lovecraft en manga, on n’est jamais très loin de l’exercice casse-gueule par définition. En s’attaquant à Ravage de Barjavel, roman culte de … Continue reading JD Morvan, Rey Macutay et Walter, d’après Barjavel “Ravage” (Glénat) 

Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

La double qui trouve que ce serait un paradis formidable si elle avait une copine. On n’est jamais très loin de Jules Verne avec Jean-Claude Forest, et même les deux pieds dedans, à mi-chemin entre L’Île mystérieuse (d’où le titre) et Vingt Mille Lieues sous les mers, avec Barbarella (un personnage emblématique de Forest) dans le rôle — à peu de choses près, on ne … Continue reading Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

Romain Renard “Revoir Comanche” (Le Lombard)

La double qui a fait en sorte de libérer la Terre de sa présence. Hommage et interprétation soyeuse du classique de Greg et Hermann, Revoir Comanche, c’est définitivement plus No Country for Old Men que Mon nom est Personne. Pas de Terence Hill à l’horizon donc, mais un Red Dust vieux et fatigué, hanté par son passé de porte-flingue et engagé dans un long road … Continue reading Romain Renard “Revoir Comanche” (Le Lombard)

Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

La double qui trouve Alain Soral intéressant  Pas de casque bleu, aucune force de maintien de la paix à l’horizon — un horizon qui s’arrête d’ailleurs à peu près aux quatre murs de l’appartement où Carole Lobel s’est elle-même emprisonnée, aux prises avec l’ennemi le plus insidieux qui soit. La drogue ? L’alcool ? La dépression ? Un peu de tout cela à la fois, … Continue reading Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

Jiri Fronta “Singl” (Sarbacane)

La double qui joue à domicile. Des ruelles de Rome qu’il parcourt avec son pote de remplacement (il s’est fait larguer par texto la veille du départ) aux travées du célèbre stade des Bohemians de Prague (dont j’aperçois d’ailleurs le toit par la fenêtre en écrivant ces lignes), Jiří Franta nous narre les aventures d’un jeune trentenaire tchèque sur le point de commettre l’irréparable : … Continue reading Jiri Fronta “Singl” (Sarbacane)

Claverie / Tenaud “Croix de bois, croix de fer” (Wonderbooks)

La double qui Lũ ngốc! Cút khỏi đây! Cậu đang làm gì? Anh ấy sợ đấy! Tout est pastel chez Claverie et Tenaud : les couleurs du premier comme les mots du second, qui nous narre ici, avec une certaine délicatesse, les émois de l’enfance — entre des parents qui se déchirent et les petites brutes de l’école, qui font nettement moins les malins quand … Continue reading Claverie / Tenaud “Croix de bois, croix de fer” (Wonderbooks)

Luz “Deux filles nues” (Albin Michel)

La double produit de l’ordre pornographie métissée. Attention, zéro gonzesse dénudée (ou presque) dans ce volume, pas de poitrine échevelée, zeub. Pour les amateurs du genre, on vous conseille de taper le titre du bouquin dans n’importe quel moteur de recherche spécialisé en culbutes stratosphériques. Pour les autres, ceux qui préfèrent la peinture et la BD, il vous reste (et c’est très bien comme ça) … Continue reading Luz “Deux filles nues” (Albin Michel)

Lewis Trondheim “Ralph Azham” (Dupuis)

La Double qui sort sa bite pour les effrayer, comme ça on n’a pas à les combattre. La faute à son dessin guilleret et ses personnages cartoonesques, plus proches de Disney que de Ken le Survivant, ou peut-être parce qu’avec Monstrueux, Trondheim avait fait une excursion réussie au rayon jeunesse, mais voilà que Ralph Azham s’était retrouvé coincé un peu par hasard entre deux Astérix … Continue reading Lewis Trondheim “Ralph Azham” (Dupuis)

Luz “Testosterror” (Albin Michel)

La double qui m’a toujours dit que, dans la vie, il faut sortir la boîte à couilles. Pour traiter d’un sujet aussi casse-gueule que la virilité, il fallait bien un Luz de compet’, anti-beauf par excellence. Une fois n’est pas coutume pour cet adepte de l’autofiction plus ou moins fictionnelle (rappelez-vous du fantastique Indélébiles), le dessinateur de Charlie Hebdo nous pond ici un petit morceau … Continue reading Luz “Testosterror” (Albin Michel)