La double qui fait des cures à La Bourboule

Tout n’est pas bon chez Pascal Fioretto, et les fans d’Annie Ernaux n’apprécieront que très modérément l’hommage (très bien) déguisé que lui rend avec “Les soldes chez But” celui que l’on avait déjà vu/lu dézingué en vrac Anna Gavalda, Bernard Werber et Marc Levy dans (bien entendu) “Et si c’était niais…” Dans la pure lignée de “Rivegauchez-vous!”, pastiche de manifeste pas très loin (mais un peu quand même) du “Indignez-vous!” de Stéphane Hessel, Fioretto en fait des caisses sur l’héritage socialiste bourgeois de la récente prix Nobel de Littérature, dont son double (pas si) virtuel Annie Ernox raconte ici comment elle l’a obtenu à la force du poignet. Si si. “Les soldes chez But” ont l’avantage indéniable d’être suffisamment court et léger pour qu’on n’ait pas le temps de lui en vouloir de grossir parfois tellement le trait qu’il y perd en pertinence.
Annie Ernox “Les soldes chez But” (Editions Hérodios)

