La double plus stupide qu’un saumon

Et si sous le pseudonyme bien trouvé de Jean Ray se cachait en réalité Johnny O’Raygan, un compatriote de Samuel Beckett nourri aux nouvelles fantastiques d’Edgar Poe et aux fairytales de sa grand-mère ? Ça n’aurait rien d’étonnant tant ces contes du whisky respirent à pleins poumons la campagne embrumée de Galway ou les ruelles fiévreuses de Dublin ou de Londres, et les heures qui s’égrènent de plus en plus lentement, passé minuit, alors que les bouteilles de whisky vides s’entassent dans un coin de la pièce chauffée au feu de bois où un vieil ivrogne qui prétend s’appeler Jean Ray débite sans vergogne ses histoires à mourir debout.
Jean Ray “Les contes du whisky” (Alma)

