La double qui attend

Le procès pourrait s’appeler le process, tant se lancer dans l’adaption en bédé du chef d’œuvre de Kafka pourrait sembler bien périlleux de loin, et carrément casse-gueule de plus près. Mais Clod et Ceka évitent bien la gamelle, épurant le texte sans le dénaturer, bien servi par un dessin qui n’est pas sans malicieusement rappeler les accents tout aussi kafkaïens de la géniale série des « Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves » d’un autre dérangé du bulbe, Marc-Antoine Mathieu. Bref, une adaptation plutôt réussie, ça mérite bien un petit acquittement en premier instance.
« Le procès », Clod et Ceka, d’après Kafka (Éditions Akiléos)

