La double qui cherche ses mots pour expliquer ça à sa famille

Fred, le boxeur millionaire qui a fait fortune dans la tech, s’est installé sur une ile déserte quelques jours avant que le monde ne bascule dans le chaos, mettant sa famille à l’abri de l’apocalypse. Du moins le croit-il, parce que partir avec deux ados et sa femme névrosée dans un endroit où les possibilités de se faire des potes s’avèrent rapidement assez limité, c’est pas non plus l’idée du siècle, Bill Gates. Uppercut narratif, où chaque phrase est un jab bien placé, « Rocky, dernier rivage » monte sur le ring du roman postapocalyptique avec la même détermination que le héros Stallonien, tout en se faisant peu d’illusion sur l’issue du combat. C’est bien écrit, ça se lit facilement, c’est parfois drôle sans être désopilant, et l’intrigue se tient globalement. Bref, Gunzig sait qu’il n’ira pas choper un Goncourt avec ce dernier roman, mais il s’en Balboa.
Thomas Gunzig « Rocky, dernier rivage » (Au diable vauvert)

