La double qui commence les suppositions

Info de première bourre : ce recueil ne fait à aucun moment mention d’Omar Sy. Sy on peut regretter de manière totalement anachronique le manque d’à-propos marketing des éditions du Masque, on n’ira pas pour autant s’en plaindre tant la version relookée et bankable du célèbre gentleman cambrioleur ne rend pas justice à l’original. « Omar m’a tuer » serait d’ailleurs un excellent titre pour la suite des aventures d’Arsène Lupin, si Maurice Leblanc n’était pas trop occupé à se retourner dans sa tombe, située, je vous le donne dans le mille, à Étretat. En fait non, absolument pas, au cimetière Montparnasse, mais vous ne seriez pas allé vérifier, si ? Bref, à défaut de nous en avoir fait bouger une sans toucher l’autre, les aventures netflixiennes d’Arsène auront au moins eu le mérite de nous faire nous replonger dans l’intégrale de l’œuvre de Maurice Leblanc, deux gros pavés de 1200 pages écrits tout serrés, mais qu’on dévore avec délice. A défaut de l’aiguille, c’est le nez que Leblanc a eu creux en créant ce personnage mythique, le seul capable de rivaliser avec Sherlock Holmes, pardon, avec Herlock Sholmes, comme il fut promptement renommé par Maurice après une plainte du tourneur de table anglais, plus spiritiste que spirituel sur le coup.
Maurice Leblanc « Arsène Lupin – Les intégrales » (Le Masque)

