Jean-Philippe Blondel « 6 :41 » (Buchet Chastel)

La double qui au moins a eu le bac

Rating: 3.5 out of 5.

Je ne sais pas ce que vous faites, vous, à 6h41. Pour ma part, je suis certainement en train d’expliquer à mon gamin que, oui, il y a une grosse différence entre 6h41 et 7h41, et que non, je ne veux pas jouer à la bagarre, et que non, je n’ai pas la moindre idée de ce que ferait Chase de la Pat’ Patrouille en une telle situation. Tout en prenant des notes mentales pour plus tard, dans une quinzaine d’années, quand il chérira son sommeil plus que tout et aura le bonheur de se faire réveiller à 5h41 par son père qui lui demandera s’il peut l’aider à aller aux toilettes parce que pipi popo lààààà maintenant.  Jean-Philippe Blondel, à 6h41, prend visiblement beaucoup le train. Suffisamment pour y observer quelques saynètes savoureuses qui lui ont donné l’idée de départ de ce roman qui tient sur un fil conducteur aussi épais que la rhétorique de Pascal Praud : un mec s’assoit dans le train à côté d’une femme en qui il reconnait son amour d’enfance. Elle l’a sans doute oublié, alors il ne dit rien. A moins que ?  Et si ?

Jean-Philippe Blondel « 6 :41 » (Buchet Chastel)

Leave a comment