Joann Sfar “L’éternel” (Albin Michel)

La double qui s’embourgeoise face au tragique de l’existence

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La double qui s'embourgeoise face au tragique de l'existence
Joann Sfar - "L'éternel"

Si Fabcaro s’avère définitivement aussi drôle (voir plus) en romancier qu’en dessinateur de bd, on avait un petit doute sur les capacités de Joann Sfar a abandonner la forme illustrée pour les affres de la longue phrase bien tournée. Craintes à moitié confirmées, car si on retrouve avec plaisir dans l’Éternel le fond de commerce de Sfar – quelques vampires malheureux et autres joyeusetés faussement enfantines – le reste a un peu du mal à décoller vraiment. Ca flirte avec Volodine sans jamais coucher avec l’inconnu (ou en tout cas pas le premier soir), ça baba-yaga et ca thématise à tout va. Mais sans être foncièrement désagréable, ça ne casse pas trois pattes à un cheval cosaque. 

Joann Sfar “L’éternel” (Albin Michel)

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