La double où la blanche casse-couilles continuait de tomber

Afin d’éviter les blagues zoophiles (c’est l’histoire d’un mec qui rentre dans un bar), le traducteur français de Stefano Benni aurait pu intituler “Le café sous la mer” ce passionnant recueil patchwork de nouvelles drolatiques et poétiques, cet amoncellement bigarré d’histoires sans queue ni arête que se content au coin du comptoir les drôles de clients de ce drôle de troquet dans lequel on ne peut pénétrer qu’en s’immergeant totalement dans l’océan et dans l’écriture imagée du surréaliste italien. Un village perdu dans le brouillard, des petits vieux qui traversent la rue, quelques propositions pour le Jugement Dernier… mais étonnamment, très peu d’histoires de poissons. C’est l’histoire d’un mec qui rentre dans un espadon. Non, ça ne marche pas du tout. Sauf chez Benni.
Stefano Benni “Le bar sous la mer” (Babel)

