La double qui s’appelait Christian Garcin

Il était une fois dans l’Ouest (de Marseille) un auteur (malheureusement) sous-coté, capable de jongler comme nul autre (à part peut-être Echenoz, période Les Grandes Blondes et L’Équipée malaise) entre le roman d’aventures biscornues, le polar lettré et la parodie pure et dure de tout ça à la fois. Dans Le bon, la brute et le renard, trois Chinois se lancent sur les traces de la fille évaporée (et un poil vaporeuse) de l’un d’entre eux, rivalisant d’aphorismes gracieux et d’interminables discussions parsemées de poings (dans la gueule) de suspension de l’histoire. Toujours pas de Sergio Leone à l’horizon, mais un bon western laquais (c’est comme le western spaghetti, mais sans la sauce tomate), plein d’amour (et de parenthèses loufoques, c’est pas moi qui ai commencé) et d’humour. Preuve que chez Garcin, on ne rit pas que cantonais. Je vous laisse quelques secondes.
Christian Garcin “Le bon, la brute et le renard” (Actes Sud)


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