François-Henri Désérable “Mon maître et mon vainqueur” (Gallimard)

La double qui fait l’ouvre-boite

Rating: 3.5 out of 5.

Comme un haïku gris
D’avoir vraiment tout vécu
L’amour et le reste

Des haïkus (et des mieux que le mien), François-Henri Désérable (que l’on surnommera plus loin FHD si vous le voulez bien — et en même temps, votre avis je m’en tamponne) en parsème avec parcimonie son parterre givrant de fleurs trop vite fanées, entre autres poèmes éhontés que son effronté d’antihéros (conservateur à la BNF, tu parles d’une couverture) envoie à sa comédienne de maîtresse, avec qui il partage des lits d’hôtels et une passion brûlante pour un autre couple ardent, ce duo Rimbaud-Verlaine dont on sait comment ça s’est terminé. Ici aussi, on sent que ça va mal finir — non, on le sait même — puisque toute l’histoire nous est contée par le pote écrivain (FHD donc) de l’antihéros susnommé, depuis le bureau d’un juge sympathiquement emprunté à Tanguy Viel, que l’on se gardera bien d’appeler TV. TV, FHD, BNF, CQFD. Y’aurait pas de quoi faire un haïku avec ça ?

François-Henri Désérable “Mon maître et mon vainqueur” (Gallimard)

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