La double qui a vendu tous ses disques.

J’aime pas Despentes. M’emmerdez pas. Je sais que je devrais, mais ça passe pas. Baise-moi m’a moins choqué qu’ennuyé, King Kong Théorie m’est tombé des mains malgré mon appétence pour les lectures féministes, et je préférerai toujours relire Débrouille-toi avec ton violeur d’Infernus Iohannes que le très moyen Cher Connard. À la limite, seul Vernon Subutex pouvait parler à un lecteur comme moi, qui ai navigué des années durant dans les eaux troubles du monde de la musique — et même là, il me manquait un truc pour adhérer totalement.
Et la lumière fut : Luz est arrivé. C’est ça le truc, comme dirait l’autre, le facteur X cher à nos commentateurs sportifs. Son style à la fois foutraque et hyper calibré parvient à transcender le texte de Despentes, le gommant juste assez de ses lourdeurs originelles. Il parviendrait presque à me faire replonger dans Despentes, juste pour voir si, avec quinze ans de plus, je pourrais ouvrir les écoutilles un peu plus grand.
Luz (et Virginie Despentes) “Vernon Subutex” (Albin Michel)



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