La double prête à partager studio Upper West Side, loyer bas contre services, petit déj aux chandelles pour 2.

Pour l’anecdote, ou peut-être parce qu’en réalité cela en dit long sur le contenu de ce bouquin pas loin d’être culte : lorsqu’il paraît en 1997 chez la petite maison d’édition new-yorkaise Akashic, Fuck Up s’intitulait en V.O. The Fuck-Up. Comme LE fuck-up, pas n’importe lequel, mais le fuck-up du siècle — ou de cette fin de siècle en tout cas, dans cet East Village de la fin des années 80 où notre antihéros (le terme n’aura jamais été aussi peu galvaudé) semble mettre un point d’honneur à flinguer sa vie méthodiquement tout en jouant de malchance avec une constance probante. Fuck Up, c’est du saut à l’élastique sans élastique, du parachute ascensionnel qui s’est gouré de sens, une descente aux enfers mais en rappel et à pieds joints, histoire de toucher le fond plus vite. Et le pire, c’est que c’est jouissif à lire.
Arthur Nersesian, Fuck Up (La Croisée)


