La double qui pense que les jeunes se remettent à écouter des CD.

Et si on tenait là le roman de la maturité pour FabCaro ? Ça commence à la caisse d’un supermarché (comme le fantastique Zaï Zaï Zaï Zaï), ça part vite en sucette aux frontières du surnaturel et de la folie pure (comme dans l’excellent Figurec), c’est parsemé de saillies verbales et de trouvailles stylistiques hilarantes (comme dans le désopilant Samouraï), et Fabrice Caro y dépeint les relations familiales et sociales avec un humour et un brio comme on n’en avait pas vu depuis Le Discours, signé d’un certain Caro Fabrice, qui se remet sur le droit chemin après son Journal d’un scénario passablement loupé et un Asterix entre deux eaux.
Fabrice Caro “Fort Alamo” (Sygne/Gallimard)


