La double qui m’a toujours dit que, dans la vie, il faut sortir la boîte à couilles.

Pour traiter d’un sujet aussi casse-gueule que la virilité, il fallait bien un Luz de compet’, anti-beauf par excellence. Une fois n’est pas coutume pour cet adepte de l’autofiction plus ou moins fictionnelle (rappelez-vous du fantastique Indélébiles), le dessinateur de Charlie Hebdo nous pond ici un petit morceau de bravoure préapocalyptique dans une France post-Covid soudainement frappée par un nouveau virus… qui ne touche que les bijoux de famille et leurs aimables (sic) propriétaires. Alors que tous les mâles du pays voient leur taux de testostérone tomber en flèche, certains sortent la boîte à couilles ou montent une sorte de MLM calqué sur le MLF des années 1970, les soutifs qui brûlent en moins, la connerie humaine (ou masculine, plutôt) en plus. D’autres, comme Boulard, beauf semi-compulsif et vendeur de voitures dépressif qui s’ignore, se lancent dans leur propre croisade en compagnie d’un clebs affectueux et d’une lesbienne mi-clown, mi-motarde. Burné.
Luz “Testoterror” (Albin Michel)



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