La double produit de l’ordre pornographie métissée.

Attention, zéro gonzesse dénudée (ou presque) dans ce volume, pas de poitrine échevelée, zeub. Pour les amateurs du genre, on vous conseille de taper le titre du bouquin dans n’importe quel moteur de recherche spécialisé en culbutes stratosphériques. Pour les autres, ceux qui préfèrent la peinture et la BD, il vous reste (et c’est très bien comme ça) le dernier album de Luz. Inconditionnel du triple axel luxembourgeois (c’est comme la brouette japonaise, mais en moins banzai), Rénald Luzier délaisse l’autobiographie poignante (l’incroyable Indélébiles sur ses années à Charlie Hebdo), l’adaptation réussie (Vernon Subutex de Despentes) et la BD pré-post-apocalyptique (le génial Testosterror) pour l’histoire de l’art – et pas n’importe laquelle : celle du destin tumultueux du tableau d’Otto Mueller (Deux filles nues, donc), de sa création dans une forêt berlinoise en 1919 à sa récupération miraculeuse par ses ayants droit, en passant par son épopée sous le joug nazi. Le tout vu depuis un point de vue original : celui… du tableau lui-même. Un livre finalement plein de culbutes stratosphériques, tiens.
Luz “Deux filles nues” (Albin Michel)


