La double qui trouve Alain Soral intéressant

Pas de casque bleu, aucune force de maintien de la paix à l’horizon — un horizon qui s’arrête d’ailleurs à peu près aux quatre murs de l’appartement où Carole Lobel s’est elle-même emprisonnée, aux prises avec l’ennemi le plus insidieux qui soit. La drogue ? L’alcool ? La dépression ? Un peu de tout cela à la fois, sans doute. Mais surtout ce qu’on a tristement pris l’habitude de nommer un pervers narcissique, doublé d’un pauvre con de nazillon conspirationniste. Combo gagnant. On souffre avec l’autrice au fil de la dégénérescence de l’ancien prince charmant en tortionnaire débile, qui pousse la bêtise jusqu’à embrigader leurs deux enfants dans ses délires complotistes et antisémites. Glacial.
Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)


