Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

La double qui trouve que ce serait un paradis formidable si elle avait une copine.

Rating: 3.5 out of 5.

On n’est jamais très loin de Jules Verne avec Jean-Claude Forest, et même les deux pieds dedans, à mi-chemin entre L’Île mystérieuse (d’où le titre) et Vingt Mille Lieues sous les mers, avec Barbarella (un personnage emblématique de Forest) dans le rôle — à peu de choses près, on ne va pas chipoter — du capitaine Nemo. Sauf qu’on est en 4880, sur la planète Maurice, et que les naufragés de Mystérieuse, matin, midi et soir se retrouvent à gambader sur une île rebaptisée sobrement Île Pourquoi, sans doute (mais sait-on jamais) à cause de sa forme en point d’interrogation. La relecture est subtile, le dessin et le scénario délicatement surannés sans tomber dans Valérian non plus. L’ensemble navigue entre deux eaux profondes mais captive sans effort, porté par un noir et blanc tout en finesse fiévreuse. Tellement fiévreuse que le troisième épisode avait été refusé par Pif Gadget en 1971, pour la petite histoire.

Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

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