Mary Robinette Kowal “Vers les étoiles” et “Vers Mars” (Folio SF)

La double qui a note Alkaid et Spica Vraie-fausse uchronie (une météorite est tombée sur Terre après-guerre et va rendre cette dernière inhabitable dans un avenir proche — enfin, proche pour l’époque), vrai-faux roman de SF (pas de combats au laser, pas de petits hommes verts, ni de virus extrastellaire), mais vrai bon double-bouquin : le diptyque Vers les étoiles – Vers Mars est une … Continue reading Mary Robinette Kowal “Vers les étoiles” et “Vers Mars” (Folio SF)

Christian Garcin “le vol du pigeon voyageur” (Gallimard)

La double qui s’adresse en chinois a sa femme La grande question demeure : Christian Garcin a-t-il une fille ? Et si oui, est-elle majeure, vaccinée — et surtout, s’est-elle barrée à l’autre bout du monde sans donner de nouvelles à son papa chéri ? Ça pourrait expliquer bien des choses. Notamment pourquoi, vingt ans avant l’excellent Le Bon, la Brute et le Renard, Garcin … Continue reading Christian Garcin “le vol du pigeon voyageur” (Gallimard)

Luz (et Virginie Despentes) “Vernon Subutex” (Albin Michel)

La double qui a vendu tous ses disques. J’aime pas Despentes. M’emmerdez pas. Je sais que je devrais, mais ça passe pas. Baise-moi m’a moins choqué qu’ennuyé, King Kong Théorie m’est tombé des mains malgré mon appétence pour les lectures féministes, et je préférerai toujours relire Débrouille-toi avec ton violeur d’Infernus Iohannes que le très moyen Cher Connard. À la limite, seul Vernon Subutex pouvait … Continue reading Luz (et Virginie Despentes) “Vernon Subutex” (Albin Michel)

François-Henri Désérable “Mon maître et mon vainqueur” (Gallimard)

La double qui fait l’ouvre-boite Comme un haïku grisD’avoir vraiment tout vécuL’amour et le reste Des haïkus (et des mieux que le mien), François-Henri Désérable (que l’on surnommera plus loin FHD si vous le voulez bien — et en même temps, votre avis je m’en tamponne) en parsème avec parcimonie son parterre givrant de fleurs trop vite fanées, entre autres poèmes éhontés que son effronté … Continue reading François-Henri Désérable “Mon maître et mon vainqueur” (Gallimard)

Marcel Theroux “Au nord du monde” (Zulma)

La double radioactive Au nord du monde, il n’y a pas grand-chose, si ce n’est un cow-boy (ou plutôt, une cowgirl) solitaire prénommée Makepeace, auto-intronisée shérif d’une ville fantôme à peine traversée de temps à autre par des colonnes faméliques de prisonniers en route pour une zone interdite qu’on imagine encore plus dévastée que la ZI Artois-Flandres après un derby Lille-Lens. Grand roman post-apocalyptique, western … Continue reading Marcel Theroux “Au nord du monde” (Zulma)

Annie Ernox

Yves Ravey “Bambi Bar” (Minuit)

La double qui vient d’Oplotnitz La respiration idéale entre deux pavés de 600 pages : Yves Ravey, le Nurofen de la littérature française, garanti sans maux de tête. Un Tchèque (en bois) un peu bizarni épie une jeune fille dont c’est justement le métier. Jusqu’à là, tout va (déjà) mal. Une petite centaine de pages plus tard, le Tchèque encaisse et le lecteur déguste. Brillant. … Continue reading Yves Ravey “Bambi Bar” (Minuit)

Lewis Trondheim & Alfred “Castelmaure” (Delcourt)

La double avec une maladie honteuse Un roi bien-aimé mais surtout bien disparu, un mythographe un peu trop zélé, des milliers d’enfants nés le même jour, des siamois d’une gentillesse suspecte… pas de doute, on est chez Trondheim. Avec Castelmaure, il tisse un conte médiéval pour adultes, aussi absurde que fascinant, qui n’aurait pas dépareillé dans la saga Donjon. C’est jubilatoire, souvent caustique, et brillamment … Continue reading Lewis Trondheim & Alfred “Castelmaure” (Delcourt)

Annie Ernox

Jerome K. Jerome “Trois hommes dans un bateau – sans parler du chien”(Flammarion)

La double qui n’a juste pas d’inflammation du genou Qu’est-ce que c’est, trente ans ? À part le temps qu’il nous a fallu pour comprendre que Jerome K. Jerome n’était pas qu’un personnage de Dodier. Il a fallu la lecture de Sans parler du chien de la grande papesse SF Connie Willis pour faire la connexion avec l’autre Jerome K. Jerome, pas l’abruti de détective … Continue reading Jerome K. Jerome “Trois hommes dans un bateau – sans parler du chien”(Flammarion)

Eric Neuhoff “Un bien fou” (Albin Michel)

La double qui avait beaucoup de blancs entre nos phrases. Ce qui est fou, c’est surtout le nombre de bouquins à avoir gagné un prix littéraire sans être foncièrement bons ou mauvais, juste oubliables. Pas spécialement enlevé, mais c’est le style de Neuhoff, tout en platitude exacerbée. Pas spécialement intéressant non plus, malgré une bonne idée de départ : un mec se fait piquer sa … Continue reading Eric Neuhoff “Un bien fou” (Albin Michel)