Iain Levison - Un voisin trop discret

Iain Levison « Un voisin trop discret » (Levi)

La double qui a trouvé le moyen de mourir en jouant au foot Iain Levison, un auteur trop discret ? Le Guy Ritchie du polar américain – comprenez, le mec qui écrit des polars pour ceux qui n’aiment pas vraiment le polar – a réussi l’exploit insensé de passer sous les radars toutes ces années, alors qu’il est sans doute un des auteurs les plus truculents … Continue reading Iain Levison « Un voisin trop discret » (Levi)

Marcus Malte « Qui se souviendra de Phily-Jo » (Zulma)

La double qui se divise sur la peine de mort Moi, Marcus, moi je m’en souviendrais toute ma vie. Faut dire qu’elle n’est pas facile à oublier, cette histoire de machine qui produirait de l’énergie gratos, le genre de trucs à défriser sérieusement deux ou trois lobbys hyper puissants. Mais c’est dangereux ton truc, Marcus, tu vas nous attirer des emmerdes. A moins que l’on … Continue reading Marcus Malte « Qui se souviendra de Phily-Jo » (Zulma)

Winshluss “J’ai tué le soleil” (Gallimard)

La double de ce connard de manager Trop fort, Winshluss. En un bouquin, il réussit à tuer le soleil et les espoirs déchus de toute une génération de la bd française, obligée de s’agenouiller devant le talent brut d’un auteur incroyable. “J’ai tué le soleil” est un récit post-apocalyptique, mais il pourrait tout aussi bien être pré-apocalyptique que ca ne changerait rien à sa profondeur … Continue reading Winshluss “J’ai tué le soleil” (Gallimard)

Jean-Philippe Blondel « 6 :41 » (Buchet Chastel)

La double qui au moins a eu le bac Je ne sais pas ce que vous faites, vous, à 6h41. Pour ma part, je suis certainement en train d’expliquer à mon gamin que, oui, il y a une grosse différence entre 6h41 et 7h41, et que non, je ne veux pas jouer à la bagarre, et que non, je n’ai pas la moindre idée de … Continue reading Jean-Philippe Blondel « 6 :41 » (Buchet Chastel)

Kamel Daoud „Meursault, contre-enquête“ (Actes Sud)

La double qui a mal enterré sa mère La meilleure façon d’écrire cette chronique serait sans doute encore d’écrire un livre pour raconter comment j’ai tué un mec qui ressemblait vaguement à l’arabe qui a tué un mec qui ressemblait vaguement au héros de Camus. Faudrait que je fasse bien attention à ne pas lui donner de prénom, histoire de le tuer une seconde fois … Continue reading Kamel Daoud „Meursault, contre-enquête“ (Actes Sud)

Raymond Roussel « Locus Solus » (Gallimard)

La double dotée d’une étrange puissance de pénétration Locus Solus est un livre culte : pour preuve, sa lecture est ardue, dans le meilleur des cas laborieuse, souvent d’une incommensurable technicité qui rebutera les moins pusillanimes et découragera totalement ceux qui n’ont pas compris au moins un des mots de cette phrase. Mais Locus Solus est aussi un livre culte : quand on s’accroche pour ne pas dévisser … Continue reading Raymond Roussel « Locus Solus » (Gallimard)

Jean Teulé “Mangez-le si vous voulez” (Julliard)

La double qui crie “Vive l’empereur” Un très court roman du regretté Jean Teulé, et peut-être un de ses meilleures avec « Azincourt par temps de pluie ». Ou comment, à l’aube d’une nouvelle guerre contre la Prusse, un jeune et gentil nobliau se rend à la foire du village voisin, et n’en reviendra jamais. C’est direct, bien amené, (parfois trop) détaillé, et garni d’une tension palpable … Continue reading Jean Teulé “Mangez-le si vous voulez” (Julliard)

Van Hamme / Rosiński  « Le grand pouvoir du Chninkel » 

La double qui doit comvaincre les immortels de cesser leur guerre incessante Relecture à peine déguisée du Nouveau Testament (« Le Commandement », « Le Choisi », « Le Jugement », on a fait plus subtil comme références cachées), puisant autant dans l’univers de Tolkien que dans celui de Kubrick, ce Chninkel est un petit bijou de fantasy qu’on aurait tort de zapper. Surtout dans ce joli format intégral en noir … Continue reading Van Hamme / Rosiński  « Le grand pouvoir du Chninkel » 

Kateřina Tučková « Les Dernières déesses » (Charleston)

La double qui scelle le sort Il faut bien l’admettre, si l’auteur de ces lignes n’habitaient pas à Prague, il aurait eu sans doute beaucoup moins de chances de tomber sur ce premier roman traduit en français de Kateřina Tučková, et ça aurait été bien dommage. Ahoj, děkuji, sbohem, peu de traces idiomatiques dans ce livre, mais des réminiscences prégnantes d’un certain esprit morave. Histoire … Continue reading Kateřina Tučková « Les Dernières déesses » (Charleston)