Martin Mongin “Le livre des comptes” (Editions Tusitala)

La double qui va enfin pouvoir souffler un peu. Bien plus linéaire que l’ébouriffant Francis Rissin, plus capillotracté que le fantasque Chomor dont on ne s’est toujours pas remis, le nouveau Martin Mongin est un peu en deçà de nos espérances, mais il faut dire qu’on avait placé la barre drôlement haut. Comme toujours chez Mongin, inutile d’espérer résumer l’intrigue, sachez juste qu’il y est … Continue reading Martin Mongin “Le livre des comptes” (Editions Tusitala)

Luz “Deux filles nues” (Albin Michel)

La double produit de l’ordre pornographie métissée. Attention, zéro gonzesse dénudée (ou presque) dans ce volume, pas de poitrine échevelée, zeub. Pour les amateurs du genre, on vous conseille de taper le titre du bouquin dans n’importe quel moteur de recherche spécialisé en culbutes stratosphériques. Pour les autres, ceux qui préfèrent la peinture et la BD, il vous reste (et c’est très bien comme ça) … Continue reading Luz “Deux filles nues” (Albin Michel)

Samir Machado de Machado “Tupinilândia” (Editions Métailié)

La double dont l’échec est inévitable. Si l’on ne peut être qu’un poil déçu (mais alors, très légèrement) par la tournure limite grand-guignolesque que finit par prendre Tupinilândia, ce (trop) long roman de Machado de Machado n’en demeure pas moins une lecture passionnante, avec un point de départ aussi excitant que fatalement casse-gueule, d’où la déception susdite : un milliardaire brésilien mégalo décide de créer, … Continue reading Samir Machado de Machado “Tupinilândia” (Editions Métailié)

Anthony Doerr «La Cité des nuages et des oiseaux» (Albin Michel)

La double qui ne nous est bizarrement pas si étrangère. Roman gigogne et roman-fleuve, roman protéiforme et roman kaléidoscopique, La Cité des nuages et des oiseaux est un véritable chef-d’œuvre. Point. De la petite orpheline du Constantinople de 1453 à Konstance, qui fuit la Terre dévastée du XXIIᵉ siècle à bord du vaisseau Argos, en passant par le vétéran de la guerre de Corée devenu … Continue reading Anthony Doerr «La Cité des nuages et des oiseaux» (Albin Michel)

Lewis Trondheim “Ralph Azham” (Dupuis)

La Double qui sort sa bite pour les effrayer, comme ça on n’a pas à les combattre. La faute à son dessin guilleret et ses personnages cartoonesques, plus proches de Disney que de Ken le Survivant, ou peut-être parce qu’avec Monstrueux, Trondheim avait fait une excursion réussie au rayon jeunesse, mais voilà que Ralph Azham s’était retrouvé coincé un peu par hasard entre deux Astérix … Continue reading Lewis Trondheim “Ralph Azham” (Dupuis)

Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

La double qui préfère être jugée par douze que portée par six. Le Seigneur des porcheries, c’est la destinée qui frappe à la porte de l’auge à cochons. Celle qui amène un jeune punk de 20 ans à quitter la Pennsylvanie pour aller jouer de la guitare dans les bars parisiens tout en écrivant ce qui allait devenir un roman culte, qui ne serait jamais … Continue reading Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

La double qui se débrouille avec son déviationisme ultra-minoritaire, avec sa déviance de gouine frigide, de gauchiste imbaisable et hysterique. Débrouille-toi avec ton violeur. Débrouille-toi avec tes préjugés. Débrouille-toi avec ta perception du réel. Débrouille-toi avec ton politiquement correct, avec ton manque d’appétit pour ces mots crus mais jamais obscènes — ce n’est pas ça, la vulgarité. La vulgarité, c’est “Célèbre” de Maud Ventura encensé … Continue reading Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

La double qui est incapable de reconnaître un pénis quand elle en voit un, ou plutôt quand elle n’en voit pas. Drôle de personnage que ce Mailman, postier aussi maniaque que foutraque, psychopathe en puissance qui se contente — pour l’instant — d’ouvrir et de lire le courrier de tous ceux qui se trouvent sur le chemin de sa tournée quotidienne. En tout cas, jusqu’à … Continue reading J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)

La double qui était d’une tristesse effarante et Augustine peinait à la suivre. Aussi sombres et peu accueillantes qu’elles soient, on y revient toujours, dans ces forêts que l’on imagine noircir les pentes inhospitalières du Morvan de Sandrine Collette. On y revient toujours, aux forêts, surtout lorsqu’on est un orphelin rescapé par miracle d’un holocauste climatique et qu’on n’a nulle part d’autre où aller, et … Continue reading Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)