Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

La double qui n’a plus rien à choper là-bas, à part le tétanos. Première BD de Nicolas Dehghani, Ceux qui brûlent est un polar de bonne facture où l’on suit une jeune enquêtrice sur les traces d’un taré qui brûle ses victimes à l’acide. On s’y laisse prendre facilement, même si un petit côté Julie Lescaut peut déranger à la longue, avec son lot de … Continue reading Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

Arthur Nersesian “Fuck Up” (La Croisée)

La double prête à partager studio Upper West Side, loyer bas contre services, petit déj aux chandelles pour 2. Pour l’anecdote, ou peut-être parce qu’en réalité cela en dit long sur le contenu de ce bouquin pas loin d’être culte : lorsqu’il paraît en 1997 chez la petite maison d’édition new-yorkaise Akashic, Fuck Up s’intitulait en V.O. The Fuck-Up. Comme LE fuck-up, pas n’importe lequel, … Continue reading Arthur Nersesian “Fuck Up” (La Croisée)

Alan Moore – Le Grand Quand (Éditions Bragelonne)

La double qui se dirige vers Tower Bridge, ou La Travée de Merde comme ils disent ici Nouvelle ligue des gentlemen complètement ordinaires : un commis de librairie pas dégourdi mais sympa quand même, un mec en bois et un autre en acier, une prostituée au grand cœur, et toute une tripotée de personnages qui ne peuvent exister que dans l’imagination troublée d’Alan Moore (doit-on … Continue reading Alan Moore – Le Grand Quand (Éditions Bragelonne)

Karel Pecka “Pasáž (Passage)” – Cambourakis

La double qui connait donc Monsieur Uxa C’est quand même marrant, la faculté des auteurs tchèques à naviguer en permanence aux confins de l’absurde, flottant tout en langueur sur un océan kafkaïen, s’octroyant quelques escales sur un îlot de situations cocasses. Le héros (sic) du Passage ne navigue pas très loin, puisqu’en traversant un jour un de ces passages commerciaux dont est garni l’hypercentre de … Continue reading Karel Pecka “Pasáž (Passage)” – Cambourakis

Joseph Mitchell – Le Secret de Joe Gould (Éditions du Sous-Sol)

La double qui est devenue danseuse classique prolétaire Plus que Joe Gould lui-même, le personnage principal du faux roman de Joseph Mitchell n’est autre qu’un livre aussi prometteur que fantasmagorique : Une histoire orale de notre temps. Un livre qui, probablement, n’existe pas — mais s’il existait, il remettrait en cause toute notre conception de la littérature moderne. À tel point qu’on espère qu’il ne … Continue reading Joseph Mitchell – Le Secret de Joe Gould (Éditions du Sous-Sol)

Hugo Pratt “Morgan” (Casterman)

La double qui est fanatique d’Horace Walpole. Morgan n’est pas Corto, mais Pratt reste Pratt. Et ses deux personnages partagent un flegme contagieux, une espèce de force tranquille, moins mitterrandienne qu’audiardienne, faite de répliques bien senties et d’aventures en clair-obscur — avec l’eau, toujours, comme fil conducteur, bien entendu. Voici donc le lieutenant Morgan de la Royal Navy, un type aussi doué pour obéir aux … Continue reading Hugo Pratt “Morgan” (Casterman)

Maud Ventura “Célèbre” (L’Iconoclaste)

La double qui fait une matrice SWOT Ça partait pourtant plutôt bien. Une autrice en vogue, tout juste auréolée d’une place en finale du prix Médicis, pour finalement se voir octroyer le Prix du Premier Roman (pour Mon Mari en 2021), et un pitch de départ plutôt gouleyant : une star de la musique part s’isoler sur une île déserte pour échapper aux paparazzis. 50 … Continue reading Maud Ventura “Célèbre” (L’Iconoclaste)

Jean-François Vilar “C’est toujours les autres qui meurent” (Babel)

La double qui sauvera le genre humain. Faut voir.  “C’est toujours les autres qui meurent” et sa référence flagrante à l’épitaphe de Marcel Duchamp pourraient concourir (et l’emporter sans peine) dans la catégorie “meilleur titre de roman”… s’il n’en était pas éjecté par un autre roman de Vilar, Jean-François : “Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués”. Mais Vilar, ce n’est pas que des … Continue reading Jean-François Vilar “C’est toujours les autres qui meurent” (Babel)

Jan Novák et Jaromír 99 “Jusqu’ici tout va bien” (Presque Lune)

La double qui en vrai l’a seulement pris en moto, en vrai. C’est l’histoire de Machin — enfin non, de Mašín — ou plutôt non, des frères Mašín. Enfin bref, c’est l’histoire d’un mec (ou de plusieurs) qui tombe du toit d’un immeuble en béton armé, dans la grisaille de la Tchécoslovaquie soviétique d’après le Coup de Prague. Et à chaque nouvel étage d’oppression et … Continue reading Jan Novák et Jaromír 99 “Jusqu’ici tout va bien” (Presque Lune)