Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

La double qui se voyait déjà contrainte d’utiliser ses dagues glissées entre ses colombes Faites le test chez vous : Milady ? Les réponses oscilleront sans doute entre « ah ouais l’autre conne là » pour ceux qui ont à peine pris la peine de regarder le film des Mousquetaires, à « oui, bien sûr, c’est une espionne anglaise qui a piqué les bijoux de … Continue reading Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

La double qui s‘endort quelque part au milieu des négatifs de nos vies. À l’instar d’un Nicolas Mathieu, Anthony Passeron s’illustre dans le roman générationnel et (de toute évidence) autobiographique, plongée en apnée dans ces années 90 qu’on n’aurait jamais dû quitter. Mais là où Nos enfants après eux était rythmé par les tracks de Nirvana, Jacky se lit plutôt en binaire, avec en fond … Continue reading Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

Raphaël Quenard, Clamser à Tataouine » (Flammarion)

La double qui a commencé à prendre conscience de son insignifiance. On avait quand même un petit doute : est-ce que Quenard est juste un connard, ou au contraire un mec super intelligent qui surjoue à mort volontairement, baguenaudant avec classe, faisant volontairement dégouliner sa logorrhée verbale (logorrhée, ça ressemble à diarrhée, et y a des raisons pour ça) comme un BHL de la banlieue … Continue reading Raphaël Quenard, Clamser à Tataouine » (Flammarion)

Marion Montaigne “Nos mondes perdus” (Dargaud)

La double où c’est exactement la même vanne que la mienne. Ah mais en fait, Darwin était un putain de rigolo, et sa théorie de l’évolution un fantastique running gag ! En plus d’être ultra documenté et d’une incroyable richesse intellectuelle (merci du boulot ingrat), Marion Montaigne réussit l’exploit de vulgariser sans vulgarité — bon, y a bien une ou deux couilles qui traînent, mais … Continue reading Marion Montaigne “Nos mondes perdus” (Dargaud)

JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

La double qui prétend abolir le réel et son flot d’emmerdements. Jean-Marcel Erre est un mec lourd. Non que ça me déplaise foncièrement, tu me connais, fieu, je suis mal placé pour lui faire la leçon. Running gag trébuchant, jeux de mots approximatifs, ça peut vite tourner à l’indigestion, mais rien qu’un bon Gaviscon (très con même) ne puisse soigner. Un couple de psychologues bourrés/barrés … Continue reading JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

La double qui est un braquage ou un spectacle de cabaret Céline Minard est ce qu’on appelle par chez nous une écrivaine alternative. Non qu’elle soit particulièrement versée dans l’underground, et encore moins depuis ses récents succès qui l’ont propulsée sur le devant de la scène. Mais plutôt parce qu’elle semble branchée sur courant alternatif : un coup excellent (Faillir être flingué, le meilleur western … Continue reading Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

La double qui te pousse dans le chrone et après je devine. Est-ce pour le style inimitable de Damasio, seul capable de redonner ses lettres de noblesse à la SF, loin des canons immuables du genre ? Est-ce cette inventivité constante dans la mise en page, la typocaligraphie et le néologisme néologique ? Ou simplement la fantaisie pure de cette œuvre de fantasy pour ceux … Continue reading Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

Nicole Caligaris “La scie patriotique” (Mercure de France)

La double ta-ti-ta, ta-ti-ta, sans broncher.  Il y a du Claude Simon chez Cagliaris ; en dix fois moins long et en dix fois plus facile à lire (quoique), mais comme dans La Route des Flandres, la guerre est là sans jamais se montrer vraiment, absurde au possible, crasseuse et écrasante d’imbécillité, menée tambour battant et toutes scies dehors par une troupe de dégénérés qui … Continue reading Nicole Caligaris “La scie patriotique” (Mercure de France)

Smolderen & Clérisse “L’Empire de l’Atome” (Dargaud)

La double qui n’hésite pas à saluer les autochtones.. Oh la belle paire d’atomes crochus que voilà entre Smolderen et Clérisse, véritable noyau dur de cette très étrange BD qui navigue entre deux planètes et entre deux eaux profondes. Voilà donc la vraie fausse biographie de Paul de Saint-Empire, astronome et savant, schizophrène télépathe, électron libre qui converse à distance avec un lieutenant extraterrestre et … Continue reading Smolderen & Clérisse “L’Empire de l’Atome” (Dargaud)