Laurent Gaudé “Zem” (Actes Sud)

La double qui exhibait son sexe et ses jambes maigres a la vue de tous. Laisse-moi Zem Zem Zem dans ma Magnapole, et laisse-moi lire la suite du glaçant Chien 51, paru il y a trois ans chez Actes Sud. Où l’on retrouve Zem Sparak, qui ne se fait plus appeler Chien 51 mais juste Zem, et qui n’est plus flic mais garde du corps … Continue reading Laurent Gaudé “Zem” (Actes Sud)

JD Morvan, Rey Macutay et Walter, d’après Barjavel “Ravage” (Glénat) 

La double qui a 15 secondes pour se décider. L’adaptation de roman en BD est définitivement un genre à part. Manière de dire que, quand on n’est pas Kateřina Čupová et son R.U.R. ou, mieux encore, Gou Tanabe et ses formidables adaptations de Lovecraft en manga, on n’est jamais très loin de l’exercice casse-gueule par définition. En s’attaquant à Ravage de Barjavel, roman culte de … Continue reading JD Morvan, Rey Macutay et Walter, d’après Barjavel “Ravage” (Glénat) 

Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

La double qui trouve que ce serait un paradis formidable si elle avait une copine. On n’est jamais très loin de Jules Verne avec Jean-Claude Forest, et même les deux pieds dedans, à mi-chemin entre L’Île mystérieuse (d’où le titre) et Vingt Mille Lieues sous les mers, avec Barbarella (un personnage emblématique de Forest) dans le rôle — à peu de choses près, on ne … Continue reading Jean-Claude Forest “Mysterieuse, matin, midi et soir” (L’Association)

Fabrice Caro “Les derniers jours de l’apesanteur” (Sygne/Gallimard)

La double qui était dans l’acceptation la plus passive quand madame Rigaux lui a mis la tête entre ses seins. Changement de registre (encore !) pour FabCaro, qui switche gentiment vers le roman semi-autobiographique et générationnel, Terminale Scientifique option Nicolas Mathieu. Bon, sauf que Fabrice Caro ne peut rien faire comme tout le monde et que son récit ne tarde pas à partir en sucette, … Continue reading Fabrice Caro “Les derniers jours de l’apesanteur” (Sygne/Gallimard)

Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

La double qui trouve Alain Soral intéressant  Pas de casque bleu, aucune force de maintien de la paix à l’horizon — un horizon qui s’arrête d’ailleurs à peu près aux quatre murs de l’appartement où Carole Lobel s’est elle-même emprisonnée, aux prises avec l’ennemi le plus insidieux qui soit. La drogue ? L’alcool ? La dépression ? Un peu de tout cela à la fois, … Continue reading Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

Claverie / Tenaud “Croix de bois, croix de fer” (Wonderbooks)

La double qui Lũ ngốc! Cút khỏi đây! Cậu đang làm gì? Anh ấy sợ đấy! Tout est pastel chez Claverie et Tenaud : les couleurs du premier comme les mots du second, qui nous narre ici, avec une certaine délicatesse, les émois de l’enfance — entre des parents qui se déchirent et les petites brutes de l’école, qui font nettement moins les malins quand … Continue reading Claverie / Tenaud “Croix de bois, croix de fer” (Wonderbooks)

Martin Mongin “Le livre des comptes” (Editions Tusitala)

La double qui va enfin pouvoir souffler un peu. Bien plus linéaire que l’ébouriffant Francis Rissin, plus capillotracté que le fantasque Chomor dont on ne s’est toujours pas remis, le nouveau Martin Mongin est un peu en deçà de nos espérances, mais il faut dire qu’on avait placé la barre drôlement haut. Comme toujours chez Mongin, inutile d’espérer résumer l’intrigue, sachez juste qu’il y est … Continue reading Martin Mongin “Le livre des comptes” (Editions Tusitala)

Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

La double qui se débrouille avec son déviationisme ultra-minoritaire, avec sa déviance de gouine frigide, de gauchiste imbaisable et hysterique. Débrouille-toi avec ton violeur. Débrouille-toi avec tes préjugés. Débrouille-toi avec ta perception du réel. Débrouille-toi avec ton politiquement correct, avec ton manque d’appétit pour ces mots crus mais jamais obscènes — ce n’est pas ça, la vulgarité. La vulgarité, c’est “Célèbre” de Maud Ventura encensé … Continue reading Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)

La double qui était d’une tristesse effarante et Augustine peinait à la suivre. Aussi sombres et peu accueillantes qu’elles soient, on y revient toujours, dans ces forêts que l’on imagine noircir les pentes inhospitalières du Morvan de Sandrine Collette. On y revient toujours, aux forêts, surtout lorsqu’on est un orphelin rescapé par miracle d’un holocauste climatique et qu’on n’a nulle part d’autre où aller, et … Continue reading Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)