Guez, Maillet & Matz “La disparition de Josef Mengele” (Les Arènes) 

La double qui aurait violé le serment d’Hippocrate. Le roman d’Olivier Guez avait le mérite de lever un voile pudique sur le destin aussi honteux que méconnu de Josef Mengele, grand architecte de l’eugénisme nazi pendant la guerre, pitoyable réfugié en Amérique du Sud après celle-ci. Par un jeu de couleurs délicat et un trait sec, Maillet et Matz rendent parfaitement l’aspect poisseux de ce … Continue reading Guez, Maillet & Matz “La disparition de Josef Mengele” (Les Arènes) 

Nicole Caligaris “La scie patriotique” (Mercure de France)

La double ta-ti-ta, ta-ti-ta, sans broncher.  Il y a du Claude Simon chez Cagliaris ; en dix fois moins long et en dix fois plus facile à lire (quoique), mais comme dans La Route des Flandres, la guerre est là sans jamais se montrer vraiment, absurde au possible, crasseuse et écrasante d’imbécillité, menée tambour battant et toutes scies dehors par une troupe de dégénérés qui … Continue reading Nicole Caligaris “La scie patriotique” (Mercure de France)

Hugo Pratt “Morgan” (Casterman)

La double qui est fanatique d’Horace Walpole. Morgan n’est pas Corto, mais Pratt reste Pratt. Et ses deux personnages partagent un flegme contagieux, une espèce de force tranquille, moins mitterrandienne qu’audiardienne, faite de répliques bien senties et d’aventures en clair-obscur — avec l’eau, toujours, comme fil conducteur, bien entendu. Voici donc le lieutenant Morgan de la Royal Navy, un type aussi doué pour obéir aux … Continue reading Hugo Pratt “Morgan” (Casterman)

Philippe Claudel “Les âmes grises” (Stock)

La double qui nous fait sentir la morsure du froid. Si “Les Âmes grises” demeure LE livre par lequel il faut absolument commencer à lire Claudel, c’est sans doute parce qu’il s’en dégage toute la quintessence (vérifiez, ce n’est pas un gros mot, au contraire de “sac à merde” ou “homme politique”) du style de l’auteur mosellan, à l’image de la campagne du pays qui … Continue reading Philippe Claudel “Les âmes grises” (Stock)

Claude Simon “La route des Flandres” (Les Editions de Minuit)

La double qui allons je m’en fous tu parles si je m’en fous il peut bien m’appeler comme il  C’est un roman fleuve de ceux qui s’écoulent lentement un roman rivière ou même roman torrent parfois tumultueux et enfiévré en tout cas qui fait l’économie de points, de virgules ou de points-virgules, pour ce que ca change à l’histoire de cette lente débacle tumultueuse ou … Continue reading Claude Simon “La route des Flandres” (Les Editions de Minuit)