Pavel Hák “Warax” (Le Seuil)

La double qui avance dans les ténèbres du désert quand les premiers missiles frappent la capitale. Son Sniper nous avait glacé le sang, Warax lui fait refaire un tour à vide dans la grande mécanique du cœur désormais vide de sens. C’est tendu, suffoquant, ca avance par à coup (quand ca avance) en sautant du coq à l’âne, ou plutôt de la bande d’immigrés mexicains … Continue reading Pavel Hák “Warax” (Le Seuil)

Ivan Wernisch “La tête sur la table”(Literární Kabinet)

La double qui sort avec n’importe qui. Ce serait même plutôt les couilles sur la table, si l’on en croit ces quelques vers pris au hasard:  Bien, ma chère petite, on va chez moiT’es mon rêveOuais, j’ai dit chez moiFerme ta gueule pour un instant Il vous en faut plus pour vous convaincre ? Publié dans l’effervescence des années 60, Ivan Wernisch réussit le tour … Continue reading Ivan Wernisch “La tête sur la table”(Literární Kabinet)

J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

La double qui est incapable de reconnaître un pénis quand elle en voit un, ou plutôt quand elle n’en voit pas. Drôle de personnage que ce Mailman, postier aussi maniaque que foutraque, psychopathe en puissance qui se contente — pour l’instant — d’ouvrir et de lire le courrier de tous ceux qui se trouvent sur le chemin de sa tournée quotidienne. En tout cas, jusqu’à … Continue reading J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

Jean-Baptiste Del Amo “Le Fils de l’homme” (Gallimard)

La double qui trinque à notre nouveau départ. Comme Sandrine Collette, Del Amo a ce talent incroyable pour l’écriture râpeuse qui sent la poussière. Quand l’homme parle, on sent le passé chargé à la moindre virgule qui hésite à descendre la pente raide que le fils de l’homme tente de remonter, emmené avec sa mère dans cette vieille bâtisse retirée de tout : de la … Continue reading Jean-Baptiste Del Amo “Le Fils de l’homme” (Gallimard)

Jean-François Vilar “C’est toujours les autres qui meurent” (Babel)

La double qui sauvera le genre humain. Faut voir.  “C’est toujours les autres qui meurent” et sa référence flagrante à l’épitaphe de Marcel Duchamp pourraient concourir (et l’emporter sans peine) dans la catégorie “meilleur titre de roman”… s’il n’en était pas éjecté par un autre roman de Vilar, Jean-François : “Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués”. Mais Vilar, ce n’est pas que des … Continue reading Jean-François Vilar “C’est toujours les autres qui meurent” (Babel)

Edgar Mittelholzer « Le temps qu'il fait à Middenshot » (Editions du Typhon)

Edgar Mittelholzer « Le temps qu’il fait à Middenshot » (Editions du Typhon)

La double qui moissonne de l’os et du sang Je vous rassure tout de suite, ce petit bijou littéraire est loin d’être un catalogue de conversations météorologiques. Aux frontières friables du polar, du roman social et du fantastique glaçant ambiance Sleepy Hollow, cet unique livre du méconnu Edgar Mittleholzer nous plonge dans une atmosphère poisseuse et brumeuse à la fois. Enveloppé par le vent et … Continue reading Edgar Mittelholzer « Le temps qu’il fait à Middenshot » (Editions du Typhon)

Iain Levison - Un voisin trop discret

Iain Levison « Un voisin trop discret » (Levi)

La double qui a trouvé le moyen de mourir en jouant au foot Iain Levison, un auteur trop discret ? Le Guy Ritchie du polar américain – comprenez, le mec qui écrit des polars pour ceux qui n’aiment pas vraiment le polar – a réussi l’exploit insensé de passer sous les radars toutes ces années, alors qu’il est sans doute un des auteurs les plus truculents … Continue reading Iain Levison « Un voisin trop discret » (Levi)

Winshluss “J’ai tué le soleil” (Gallimard)

La double de ce connard de manager Trop fort, Winshluss. En un bouquin, il réussit à tuer le soleil et les espoirs déchus de toute une génération de la bd française, obligée de s’agenouiller devant le talent brut d’un auteur incroyable. “J’ai tué le soleil” est un récit post-apocalyptique, mais il pourrait tout aussi bien être pré-apocalyptique que ca ne changerait rien à sa profondeur … Continue reading Winshluss “J’ai tué le soleil” (Gallimard)

Glen James Brown “Ironopolis” (Editions du Typhon)

La double qui a tout son temps Un titre qui sonne comme le nom d’une cité où les super-héros de la rouille auraient élu domicile. Mais non, pas de cape ni de slip par-dessus le pantalon ici, juste une plongée dans les méandres d’une ville industrielle en déclin, où même les pigeons ont l’air déprimés. Glen Brown nous entraîne dans un tourbillon d’intrigues où les … Continue reading Glen James Brown “Ironopolis” (Editions du Typhon)