Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

La double qui est un braquage ou un spectacle de cabaret Céline Minard est ce qu’on appelle par chez nous une écrivaine alternative. Non qu’elle soit particulièrement versée dans l’underground, et encore moins depuis ses récents succès qui l’ont propulsée sur le devant de la scène. Mais plutôt parce qu’elle semble branchée sur courant alternatif : un coup excellent (Faillir être flingué, le meilleur western … Continue reading Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

Donna Tartt “Le Maître des illusions” (Pocket)

La double qui n’était jamais monté en barque de sa vie.  Sans mauvais jeu de mot (tu me connais, fieu), on rentre vraiment dans Donna Tartt comme dans du gâteau. Et quand on y est, on y reste, tandis que s’effritent nos dernières réticences à considérer le Maître des Illusions comme un roman culte dans le sens le plus noble du terme. Cinquante pages plus … Continue reading Donna Tartt “Le Maître des illusions” (Pocket)

Laurent Gaudé “Zem” (Actes Sud)

La double qui exhibait son sexe et ses jambes maigres a la vue de tous. Laisse-moi Zem Zem Zem dans ma Magnapole, et laisse-moi lire la suite du glaçant Chien 51, paru il y a trois ans chez Actes Sud. Où l’on retrouve Zem Sparak, qui ne se fait plus appeler Chien 51 mais juste Zem, et qui n’est plus flic mais garde du corps … Continue reading Laurent Gaudé “Zem” (Actes Sud)

Max de Radiguès “Bâtard” (Casterman) 

La double qui est un bon bâtard. Le bâtard en question, pré-ado plutôt sympa, se retrouve embarqué en cavale par sa mère après un braquage géant, aussi ambitieux que réussi, et donc forcément casse-gueule. Entre les flics aux trousses et des anciens comparses un peu trop greedy sur les bords, May et Eugène tracent la route, naviguant entre planques précaires et rencontres plus que douteuses. … Continue reading Max de Radiguès “Bâtard” (Casterman) 

Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

La double qui n’a plus rien à choper là-bas, à part le tétanos. Première BD de Nicolas Dehghani, Ceux qui brûlent est un polar de bonne facture où l’on suit une jeune enquêtrice sur les traces d’un taré qui brûle ses victimes à l’acide. On s’y laisse prendre facilement, même si un petit côté Julie Lescaut peut déranger à la longue, avec son lot de … Continue reading Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

Jean-François Vilar “C’est toujours les autres qui meurent” (Babel)

La double qui sauvera le genre humain. Faut voir.  “C’est toujours les autres qui meurent” et sa référence flagrante à l’épitaphe de Marcel Duchamp pourraient concourir (et l’emporter sans peine) dans la catégorie “meilleur titre de roman”… s’il n’en était pas éjecté par un autre roman de Vilar, Jean-François : “Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués”. Mais Vilar, ce n’est pas que des … Continue reading Jean-François Vilar “C’est toujours les autres qui meurent” (Babel)

Christian Garcin “le vol du pigeon voyageur” (Gallimard)

La double qui s’adresse en chinois a sa femme La grande question demeure : Christian Garcin a-t-il une fille ? Et si oui, est-elle majeure, vaccinée — et surtout, s’est-elle barrée à l’autre bout du monde sans donner de nouvelles à son papa chéri ? Ça pourrait expliquer bien des choses. Notamment pourquoi, vingt ans avant l’excellent Le Bon, la Brute et le Renard, Garcin … Continue reading Christian Garcin “le vol du pigeon voyageur” (Gallimard)

Milos Urban “Sedmikostelí (Les Sept églises)” (Au Diable Vauvert)

Milos Urban “Sedmikostelí (Les Sept églises)” (Au Diable Vauvert)

La double qui ne se nommait pas Junek Autant le dire tout de suite, K est un vrai loser. Déjà, il a un prénom pourri—au point de préférer l’anonymat d’une simple initiale plutôt que d’offrir à ses collègues de la police une occasion en or de se foutre de lui. Pas qu’il ait le temps d’en souffrir trop longtemps : quelques jours après sa première … Continue reading Milos Urban “Sedmikostelí (Les Sept églises)” (Au Diable Vauvert)