Bohumil Hrabal “Une trop bruyante solitude” (Actes Sud)

La double qui ne lui dit plus autrement que Marie-Trempe-La-Merde. Une trop bruyante sollicitude surtout, autour de Bohumil Hrabal et de son écriture d’une âpreté incomparable. On s’en est cogné des auteurs compliqués, et la maîtrise stylistique de Hrabal est certes indéniable. Mais on en a aussi connu des plus drôles, surtout en Tchéquie, où le style n’empêche pas un certain humour caustique et des … Continue reading Bohumil Hrabal “Une trop bruyante solitude” (Actes Sud)

Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

La double qui trouve Alain Soral intéressant  Pas de casque bleu, aucune force de maintien de la paix à l’horizon — un horizon qui s’arrête d’ailleurs à peu près aux quatre murs de l’appartement où Carole Lobel s’est elle-même emprisonnée, aux prises avec l’ennemi le plus insidieux qui soit. La drogue ? L’alcool ? La dépression ? Un peu de tout cela à la fois, … Continue reading Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

Dave Eggers “Une oeuvre déchirante d’un génie renversant” (Balland) 

La double qui présente le caractère inévitable, étant donné la situation avec le frère, d’une émotion presque constante. Derrière le titre qui tabasse sévère, il y a le petit cœur d’un écrivain talentueux qui bat très fort. Ou peut-être même de plusieurs auteurs, tant “Une œuvre déchirante d’un génie renversant” pourrait être le meilleur bouquin de Philippe Roth écrit par Jonathan Safran Foer sur une … Continue reading Dave Eggers “Une oeuvre déchirante d’un génie renversant” (Balland) 

Claverie / Tenaud “Croix de bois, croix de fer” (Wonderbooks)

La double qui Lũ ngốc! Cút khỏi đây! Cậu đang làm gì? Anh ấy sợ đấy! Tout est pastel chez Claverie et Tenaud : les couleurs du premier comme les mots du second, qui nous narre ici, avec une certaine délicatesse, les émois de l’enfance — entre des parents qui se déchirent et les petites brutes de l’école, qui font nettement moins les malins quand … Continue reading Claverie / Tenaud “Croix de bois, croix de fer” (Wonderbooks)

François-Henri Désérable “Mon maître et mon vainqueur” (Gallimard)

La double qui fait l’ouvre-boite Comme un haïku grisD’avoir vraiment tout vécuL’amour et le reste Des haïkus (et des mieux que le mien), François-Henri Désérable (que l’on surnommera plus loin FHD si vous le voulez bien — et en même temps, votre avis je m’en tamponne) en parsème avec parcimonie son parterre givrant de fleurs trop vite fanées, entre autres poèmes éhontés que son effronté … Continue reading François-Henri Désérable “Mon maître et mon vainqueur” (Gallimard)

Annie Ernox

Yves Ravey “Bambi Bar” (Minuit)

La double qui vient d’Oplotnitz La respiration idéale entre deux pavés de 600 pages : Yves Ravey, le Nurofen de la littérature française, garanti sans maux de tête. Un Tchèque (en bois) un peu bizarni épie une jeune fille dont c’est justement le métier. Jusqu’à là, tout va (déjà) mal. Une petite centaine de pages plus tard, le Tchèque encaisse et le lecteur déguste. Brillant. … Continue reading Yves Ravey “Bambi Bar” (Minuit)