Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

La double qui s‘endort quelque part au milieu des négatifs de nos vies. À l’instar d’un Nicolas Mathieu, Anthony Passeron s’illustre dans le roman générationnel et (de toute évidence) autobiographique, plongée en apnée dans ces années 90 qu’on n’aurait jamais dû quitter. Mais là où Nos enfants après eux était rythmé par les tracks de Nirvana, Jacky se lit plutôt en binaire, avec en fond … Continue reading Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

Arto Paasilinna “Un homme heureux” (Denoel)

La double qui voyageait en compagnie d’un authentique lièvre finlandais.  Pour ceux qui auraient un peu trop tendance à ramener Paasilinna à son Lièvre de Vatanen, Un Homme heureux est la piqûre de rappel idéale pour se souvenir que le Finlandais est décidément un conteur incroyable, capable de faire passer un souffle épique dans la moindre petite historiette de rien du tout : ici, la … Continue reading Arto Paasilinna “Un homme heureux” (Denoel)

Pavel Hák “Warax” (Le Seuil)

La double qui avance dans les ténèbres du désert quand les premiers missiles frappent la capitale. Son Sniper nous avait glacé le sang, Warax lui fait refaire un tour à vide dans la grande mécanique du cœur désormais vide de sens. C’est tendu, suffoquant, ca avance par à coup (quand ca avance) en sautant du coq à l’âne, ou plutôt de la bande d’immigrés mexicains … Continue reading Pavel Hák “Warax” (Le Seuil)

Raphaël Quenard, Clamser à Tataouine » (Flammarion)

La double qui a commencé à prendre conscience de son insignifiance. On avait quand même un petit doute : est-ce que Quenard est juste un connard, ou au contraire un mec super intelligent qui surjoue à mort volontairement, baguenaudant avec classe, faisant volontairement dégouliner sa logorrhée verbale (logorrhée, ça ressemble à diarrhée, et y a des raisons pour ça) comme un BHL de la banlieue … Continue reading Raphaël Quenard, Clamser à Tataouine » (Flammarion)

R.F Kuang “Babel” (De Saxus)

La double avec un ressentiment persistant contre le petit homme qu’avait été Napoléon. Ceci n’est pas de la SF. A la fois critique du colonialisme, roman historique, étude ethnologique, grande oeuvre fantastique parcourue de frissons steampunks réjouissants, Babel est tout ca a la fois: une grande tour plein d’étages pleins de belles pièces plein de beaux livres plein de belles phrases et de belles histoires. … Continue reading R.F Kuang “Babel” (De Saxus)

JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

La double qui prétend abolir le réel et son flot d’emmerdements. Jean-Marcel Erre est un mec lourd. Non que ça me déplaise foncièrement, tu me connais, fieu, je suis mal placé pour lui faire la leçon. Running gag trébuchant, jeux de mots approximatifs, ça peut vite tourner à l’indigestion, mais rien qu’un bon Gaviscon (très con même) ne puisse soigner. Un couple de psychologues bourrés/barrés … Continue reading JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

La double qui est un braquage ou un spectacle de cabaret Céline Minard est ce qu’on appelle par chez nous une écrivaine alternative. Non qu’elle soit particulièrement versée dans l’underground, et encore moins depuis ses récents succès qui l’ont propulsée sur le devant de la scène. Mais plutôt parce qu’elle semble branchée sur courant alternatif : un coup excellent (Faillir être flingué, le meilleur western … Continue reading Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

La double qui te pousse dans le chrone et après je devine. Est-ce pour le style inimitable de Damasio, seul capable de redonner ses lettres de noblesse à la SF, loin des canons immuables du genre ? Est-ce cette inventivité constante dans la mise en page, la typocaligraphie et le néologisme néologique ? Ou simplement la fantaisie pure de cette œuvre de fantasy pour ceux … Continue reading Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

Donna Tartt “Le Maître des illusions” (Pocket)

La double qui n’était jamais monté en barque de sa vie.  Sans mauvais jeu de mot (tu me connais, fieu), on rentre vraiment dans Donna Tartt comme dans du gâteau. Et quand on y est, on y reste, tandis que s’effritent nos dernières réticences à considérer le Maître des Illusions comme un roman culte dans le sens le plus noble du terme. Cinquante pages plus … Continue reading Donna Tartt “Le Maître des illusions” (Pocket)