Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

La double qui fait gagner Staline. Sorte de Raspoutine malgré lui (et ayant troqué la soutane pour un iPhone), âme damnée d’un président-dictateur qui n’avait pas besoin de lui pour être d’une connerie diabolique, Vadim Baranov est un personnage presque trop beau pour être vrai. Mais que Da Empoli a en réalité calqué sur un personnage bien réel, celui-là : Vladislav Sourkov, cofondateur du parti … Continue reading Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

La double qui est une énergie, un mouvement vif, un sursaut. Titre qui fracasse, pitch qui tabasse: une nuit, tous les enfants du monde s’éveillent à la même heure et poussent un long cri glaçant de plusieurs minutes. Boum. Dès le point de départ, Carole Martinez installe un malaise qui ne nous lâchera plus. Pas d’explication, pas de solution immédiate. Juste une certitude : quelque … Continue reading Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)

La double qui a démontré qu’une personne sur trois est paranoïaque, mais aussi que les deux autres la surveillent étroitement. « Le jour où Erwin Schrödinger amena son chat chez le vétérinaire pour une consultation, ce dernier lui déclara qu’il avait une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour lui. » Voilà. Pour une fois, on ne va pas s’emmerder à écrire une chronique d’un … Continue reading Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)

Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

La double où c’est le plus barbare qui gagne. Double niveau de lecture : Les Voyages du Fils peut se lire indépendamment du reste de l’œuvre de Jacques Abeille, auquel cas il demeurera un très beau roman initiatique, qui ne souffrira pas de la comparaison avec son aîné, le somptueux et culte Jardins statuaires, avec qui il partage une certaine langueur délicieuse. On peut aussi … Continue reading Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

La double qui n’a plus rien à choper là-bas, à part le tétanos. Première BD de Nicolas Dehghani, Ceux qui brûlent est un polar de bonne facture où l’on suit une jeune enquêtrice sur les traces d’un taré qui brûle ses victimes à l’acide. On s’y laisse prendre facilement, même si un petit côté Julie Lescaut peut déranger à la longue, avec son lot de … Continue reading Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

Philippe Claudel “Les âmes grises” (Stock)

La double qui nous fait sentir la morsure du froid. Si “Les Âmes grises” demeure LE livre par lequel il faut absolument commencer à lire Claudel, c’est sans doute parce qu’il s’en dégage toute la quintessence (vérifiez, ce n’est pas un gros mot, au contraire de “sac à merde” ou “homme politique”) du style de l’auteur mosellan, à l’image de la campagne du pays qui … Continue reading Philippe Claudel “Les âmes grises” (Stock)

Martin Mongin “Le Chomor” (Editions Tusitala)

La double qui ne bouge pas d’un cul  Non, Le Chomor n’est pas une chronique sociale autour d’une étudiante en cinéma approchée par une société secrète aux desseins révolutionnaires. Le Chomor n’est pas non plus une improbable œuvre de fantasy à la française, Stranger Things dans les Côtes‑d’Armor. Pas plus qu’il n’est un roman d’horreur où deux jumelles tentent d’échapper à leur tortionnaire dans un … Continue reading Martin Mongin “Le Chomor” (Editions Tusitala)

Mikhaïl Boulgakov – Le Maître et Marguerite (Robert Laffont)

Mikhaïl Boulgakov – Le Maître et Marguerite (Robert Laffont)

La double qui finirait par croire en l’existence du diable Liste des raisons tout à fait objectives pour lesquelles on a tant tardé à lire ce chef-d’œuvre de la littérature russe, enfin, de la littérature tout court. Mikhaïl Boulgakov – Le Maître et Marguerite (Robert Laffont) Continue reading Mikhaïl Boulgakov – Le Maître et Marguerite (Robert Laffont)