La double radioactive

Au nord du monde, il n’y a pas grand-chose, si ce n’est un cow-boy (ou plutôt, une cowgirl) solitaire prénommée Makepeace, auto-intronisée shérif d’une ville fantôme à peine traversée de temps à autre par des colonnes faméliques de prisonniers en route pour une zone interdite qu’on imagine encore plus dévastée que la ZI Artois-Flandres après un derby Lille-Lens. Grand roman post-apocalyptique, western ultramoderne écrit d’un poignet saccadé, Au nord du monde se dévore d’une traite et laisse sur la langue comme un arrière-goût de roman déjà culte.
Marcel Theroux “Au nord du monde” (Zulma)

