La double qui a démontré qu’une personne sur trois est paranoïaque, mais aussi que les deux autres la surveillent étroitement.

« Le jour où Erwin Schrödinger amena son chat chez le vétérinaire pour une consultation, ce dernier lui déclara qu’il avait une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour lui. »
Voilà. Pour une fois, on ne va pas s’emmerder à écrire une chronique d’un bouquin dont il suffit de citer deux-trois passages au hasard pour en vendre des caisses.
“Les chercheurs du Nürnberg Sexualität Institut ont prouvé que la phrase « Si ça se trouve, Hitler était un bon coup » est une des rares permettant la fusion du point G et du point Godwin.”
En tout cas, on s’emmerdera toujours moins qu’Hervé Le Tellier, qui est allé, pour ne pas avouer qu’il est lui-même l’auteur de ces perles rares, jusqu’à nous inventer un écrivain hispano-portugais au nom imprononçable mais pas trop, psychiatre à l’hôpital Miguel Bombarda de Lisbonne, qui aurait vécu la dictature de Salazar et le coup d’État militaire de 1964 au Brésil, ce qui est quand même pas de bol. Ben voyons.
“Les chercheurs de l’Institut d’intelligence artificielle de Zurich ont prouvé que, le jour précis où les machines deviendront plus intelligentes que l’homme, elles auront justement, craignant d’être débranchées, l’intelligence de ne pas se faire remarquer, et c’est pourquoi rien ne prouve que ce jour fatal ne soit pas déjà arrivé.”
Hervé Le Tellier, lui, est pourvu d’une intelligence tout sauf artificielle. Et le jour fatal où on s’en est rendu compte est arrivé pas plus tard qu’hier, en lisant quelques Contes liquides au hasard.
Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)



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