Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

La double qui est une énergie, un mouvement vif, un sursaut.

Rating: 3 out of 5.

Titre qui fracasse, pitch qui tabasse: une nuit, tous les enfants du monde s’éveillent à la même heure et poussent un long cri glaçant de plusieurs minutes. Boum. Dès le point de départ, Carole Martinez installe un malaise qui ne nous lâchera plus. Pas d’explication, pas de solution immédiate. Juste une certitude : quelque chose s’est fissuré dans la réalité. Là où Martinez est redoutable, c’est dans sa manière d’installer une atmosphère qui colle à la peau et de nous narrer une apocalypse à contretemps, un effondrement feutré, presque intime. Les personnages, parfois un brin archétypaux, sont au service de cette ambiance plus que de leur propre profondeur. Mais qu’importe, puisque le propos du roman est ailleurs. C’est du fantastique pour ceux qui n’aiment pas le fantastique, un récit qui flirte avec l’irrationnel sans jamais nous faire basculer dans le grand n’importe quoi.

Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

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