Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

La double qui préfère être jugée par douze que portée par six.

Rating: 4.5 out of 5.

Le Seigneur des porcheries, c’est la destinée qui frappe à la porte de l’auge à cochons. Celle qui amène un jeune punk de 20 ans à quitter la Pennsylvanie pour aller jouer de la guitare dans les bars parisiens tout en écrivant ce qui allait devenir un roman culte, qui ne serait jamais sorti de sous les ponts des Arts si Tristan n’avait pas rencontré Marie. Pas n’importe quelle Marie : Marie Modiano, fille de Patrick, futur prix Nobel, mais pour l’instant simple découvreur d’un talent rare et fragile, si fragile qu’il se suicidera 7 ans plus tard. C’est aussi la destinée de son alter ego de papier, John Kaltenbrunner, génie précoce, sublime marginal, propriétaire d’une ferme décrépite et florissante à 11 ans, orphelin à 16, meneur de grèves des éboueurs du comté quelques années plus tard, toujours aussi illuminé par l’écriture fiévreuse et bouleversante de Tristan Egolf. Un grand roman américain.

Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

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