La double qui ne nous est bizarrement pas si étrangère.

Roman gigogne et roman-fleuve, roman protéiforme et roman kaléidoscopique, La Cité des nuages et des oiseaux est un véritable chef-d’œuvre. Point. De la petite orpheline du Constantinople de 1453 à Konstance, qui fuit la Terre dévastée du XXIIᵉ siècle à bord du vaisseau Argos, en passant par le vétéran de la guerre de Corée devenu traducteur autodidacte du grec ancien, Anthony Doerr tisse une toile diabolique comme peu en sont capables, si ce n’est le trublion Martin Mongin, de ce côté-ci de l’Atlantique. Sans doute une des meilleures choses qui soient arrivées à la littérature américaine depuis bien longtemps, à mettre absolument entre toutes les mains.
Anthony Doerr «La Cité des nuages et des oiseaux» (Albin Michel)


