La double qui aurait le droit d’emporter des animaux uniquement si elle la battait au jeu du tire-doigt.

Qu’est-ce qui fait de ce livre une telle réussite ? Est-ce que c’est juste parce que “c’est notre brochet”, comme l’aurait dit selon la légende le président de (absolument pas) tous les Français un soir de 2017 ? Sans doute pas. Peut-être est-ce juste que les Finlandais ont ce petit truc en plus (et on ne parlera pas de foot, promis), cet humour bien particulier que l’on retrouve dans toute l’œuvre d’Arto Paasilinna, avec qui la filiation de Karila est tout sauf fortuite. Ou c’est peut-être seulement ce scénario joliment troussé, taillé pour un film Netflix, entre réalisme magique et fantastique social, appelez ça comme vous voudrez, ça fonctionne comme un bon Neil Gaiman mâtiné de Stieg Larsson. Et oui, je sais qu’il est suédois, mais on s’en fout.
Juhani Karila “La pêche au petit brochet” (J’ai Lu)


