La double qui s‘endort quelque part au milieu des négatifs de nos vies.

À l’instar d’un Nicolas Mathieu, Anthony Passeron s’illustre dans le roman générationnel et (de toute évidence) autobiographique, plongée en apnée dans ces années 90 qu’on n’aurait jamais dû quitter. Mais là où Nos enfants après eux était rythmé par les tracks de Nirvana, Jacky se lit plutôt en binaire, avec en fond sonore la BO de Super Mario Bros. Grand spécialiste des consoles de jeu de notre enfance, Passeron mêle délicatement son érudition ultra-documentée à ses souvenirs de jeunesse, marqués par la disparition (progressive) de son charcutier de paternel. On vous prévient tout de suite, ça finit en boucherie, avec un Atari 2600 sacrifié sur l’autel de l’adolescence.
Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)


