Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

La double qui se voyait déjà contrainte d’utiliser ses dagues glissées entre ses colombes

Rating: 4 out of 5.

Faites le test chez vous : Milady ? Les réponses oscilleront sans doute entre « ah ouais l’autre conne là » pour ceux qui ont à peine pris la peine de regarder le film des Mousquetaires, à « oui, bien sûr, c’est une espionne anglaise qui a piqué les bijoux de la reine » pour ceux qui s’estiment spécialistes de l’œuvre de Dumas après le 6/10 obtenu par leur fiche de lecture en 5e B. On en comprend que mieux qu’Adélaïde de Clermont-Tonnerre ait voulu rendre enfin justice à l’anti-héroïne d’Alexandre Dumas, aussi incomprise que détestable, aussi fascinante que repoussante… en tout cas sous la plume de Clermont-Tonnerre, qui prend quelques libertés avec l’œuvre originale, remplit les blancs comme elle l’entend et délivre au final un prequel qui tient sur les brides tandis qu’elle nous narre la « vraie » histoire d’Anne de Breuil (c’est son vrai nom, et elle est française, au fait) dans une biographie romanesque aux jolis accents épiques et pique et colegram. C’est pas ce poltron de d’Artagnan et ses potes misogynes qui en sortent grandis.

Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

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