Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

La double qui se voyait déjà contrainte d’utiliser ses dagues glissées entre ses colombes Faites le test chez vous : Milady ? Les réponses oscilleront sans doute entre « ah ouais l’autre conne là » pour ceux qui ont à peine pris la peine de regarder le film des Mousquetaires, à « oui, bien sûr, c’est une espionne anglaise qui a piqué les bijoux de … Continue reading Adélaïde de Clermont-Tonnerre « Je voulais vivre » (Grasset)

Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

La double qui s‘endort quelque part au milieu des négatifs de nos vies. À l’instar d’un Nicolas Mathieu, Anthony Passeron s’illustre dans le roman générationnel et (de toute évidence) autobiographique, plongée en apnée dans ces années 90 qu’on n’aurait jamais dû quitter. Mais là où Nos enfants après eux était rythmé par les tracks de Nirvana, Jacky se lit plutôt en binaire, avec en fond … Continue reading Anthony Passeron “Jacky” (Grasset)

JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

La double qui prétend abolir le réel et son flot d’emmerdements. Jean-Marcel Erre est un mec lourd. Non que ça me déplaise foncièrement, tu me connais, fieu, je suis mal placé pour lui faire la leçon. Running gag trébuchant, jeux de mots approximatifs, ça peut vite tourner à l’indigestion, mais rien qu’un bon Gaviscon (très con même) ne puisse soigner. Un couple de psychologues bourrés/barrés … Continue reading JM Erre “La Loi de la tartine beurrée” (Buchet-Chastel)

Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

La double qui est un braquage ou un spectacle de cabaret Céline Minard est ce qu’on appelle par chez nous une écrivaine alternative. Non qu’elle soit particulièrement versée dans l’underground, et encore moins depuis ses récents succès qui l’ont propulsée sur le devant de la scène. Mais plutôt parce qu’elle semble branchée sur courant alternatif : un coup excellent (Faillir être flingué, le meilleur western … Continue reading Céline Minard “Bacchantes” (Rivages)

Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

La double qui te pousse dans le chrone et après je devine. Est-ce pour le style inimitable de Damasio, seul capable de redonner ses lettres de noblesse à la SF, loin des canons immuables du genre ? Est-ce cette inventivité constante dans la mise en page, la typocaligraphie et le néologisme néologique ? Ou simplement la fantaisie pure de cette œuvre de fantasy pour ceux … Continue reading Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

Fabrice Caro “Les derniers jours de l’apesanteur” (Sygne/Gallimard)

La double qui était dans l’acceptation la plus passive quand madame Rigaux lui a mis la tête entre ses seins. Changement de registre (encore !) pour FabCaro, qui switche gentiment vers le roman semi-autobiographique et générationnel, Terminale Scientifique option Nicolas Mathieu. Bon, sauf que Fabrice Caro ne peut rien faire comme tout le monde et que son récit ne tarde pas à partir en sucette, … Continue reading Fabrice Caro “Les derniers jours de l’apesanteur” (Sygne/Gallimard)

Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

La double qui trouve Alain Soral intéressant  Pas de casque bleu, aucune force de maintien de la paix à l’horizon — un horizon qui s’arrête d’ailleurs à peu près aux quatre murs de l’appartement où Carole Lobel s’est elle-même emprisonnée, aux prises avec l’ennemi le plus insidieux qui soit. La drogue ? L’alcool ? La dépression ? Un peu de tout cela à la fois, … Continue reading Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

La double qui se débrouille avec son déviationisme ultra-minoritaire, avec sa déviance de gouine frigide, de gauchiste imbaisable et hysterique. Débrouille-toi avec ton violeur. Débrouille-toi avec tes préjugés. Débrouille-toi avec ta perception du réel. Débrouille-toi avec ton politiquement correct, avec ton manque d’appétit pour ces mots crus mais jamais obscènes — ce n’est pas ça, la vulgarité. La vulgarité, c’est “Célèbre” de Maud Ventura encensé … Continue reading Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)

La double qui était d’une tristesse effarante et Augustine peinait à la suivre. Aussi sombres et peu accueillantes qu’elles soient, on y revient toujours, dans ces forêts que l’on imagine noircir les pentes inhospitalières du Morvan de Sandrine Collette. On y revient toujours, aux forêts, surtout lorsqu’on est un orphelin rescapé par miracle d’un holocauste climatique et qu’on n’a nulle part d’autre où aller, et … Continue reading Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)