Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

La double qui te pousse dans le chrone et après je devine. Est-ce pour le style inimitable de Damasio, seul capable de redonner ses lettres de noblesse à la SF, loin des canons immuables du genre ? Est-ce cette inventivité constante dans la mise en page, la typocaligraphie et le néologisme néologique ? Ou simplement la fantaisie pure de cette œuvre de fantasy pour ceux … Continue reading Alain Damasio “La Horde du Contrevent” (La Volte)

Fabrice Caro “Les derniers jours de l’apesanteur” (Sygne/Gallimard)

La double qui était dans l’acceptation la plus passive quand madame Rigaux lui a mis la tête entre ses seins. Changement de registre (encore !) pour FabCaro, qui switche gentiment vers le roman semi-autobiographique et générationnel, Terminale Scientifique option Nicolas Mathieu. Bon, sauf que Fabrice Caro ne peut rien faire comme tout le monde et que son récit ne tarde pas à partir en sucette, … Continue reading Fabrice Caro “Les derniers jours de l’apesanteur” (Sygne/Gallimard)

Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

La double qui trouve Alain Soral intéressant  Pas de casque bleu, aucune force de maintien de la paix à l’horizon — un horizon qui s’arrête d’ailleurs à peu près aux quatre murs de l’appartement où Carole Lobel s’est elle-même emprisonnée, aux prises avec l’ennemi le plus insidieux qui soit. La drogue ? L’alcool ? La dépression ? Un peu de tout cela à la fois, … Continue reading Carole Lobel “En territoire ennemi” (L’Association)

Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

La double qui se débrouille avec son déviationisme ultra-minoritaire, avec sa déviance de gouine frigide, de gauchiste imbaisable et hysterique. Débrouille-toi avec ton violeur. Débrouille-toi avec tes préjugés. Débrouille-toi avec ta perception du réel. Débrouille-toi avec ton politiquement correct, avec ton manque d’appétit pour ces mots crus mais jamais obscènes — ce n’est pas ça, la vulgarité. La vulgarité, c’est “Célèbre” de Maud Ventura encensé … Continue reading Infernus Iohannes “Débrouille toi avec ton violeur” (Editions de l’Olivier)

Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)

La double qui était d’une tristesse effarante et Augustine peinait à la suivre. Aussi sombres et peu accueillantes qu’elles soient, on y revient toujours, dans ces forêts que l’on imagine noircir les pentes inhospitalières du Morvan de Sandrine Collette. On y revient toujours, aux forêts, surtout lorsqu’on est un orphelin rescapé par miracle d’un holocauste climatique et qu’on n’a nulle part d’autre où aller, et … Continue reading Sandrine Collette “Et toujours les forêts” (JC Lattes)

Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

La double qui fait gagner Staline. Sorte de Raspoutine malgré lui (et ayant troqué la soutane pour un iPhone), âme damnée d’un président-dictateur qui n’avait pas besoin de lui pour être d’une connerie diabolique, Vadim Baranov est un personnage presque trop beau pour être vrai. Mais que Da Empoli a en réalité calqué sur un personnage bien réel, celui-là : Vladislav Sourkov, cofondateur du parti … Continue reading Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

La double qui est une énergie, un mouvement vif, un sursaut. Titre qui fracasse, pitch qui tabasse: une nuit, tous les enfants du monde s’éveillent à la même heure et poussent un long cri glaçant de plusieurs minutes. Boum. Dès le point de départ, Carole Martinez installe un malaise qui ne nous lâchera plus. Pas d’explication, pas de solution immédiate. Juste une certitude : quelque … Continue reading Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)

La double qui a démontré qu’une personne sur trois est paranoïaque, mais aussi que les deux autres la surveillent étroitement. « Le jour où Erwin Schrödinger amena son chat chez le vétérinaire pour une consultation, ce dernier lui déclara qu’il avait une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour lui. » Voilà. Pour une fois, on ne va pas s’emmerder à écrire une chronique d’un … Continue reading Hervé Le Tellier “Contes liquides de Jaime Montestrela” (Gallimard)

Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

La double où c’est le plus barbare qui gagne. Double niveau de lecture : Les Voyages du Fils peut se lire indépendamment du reste de l’œuvre de Jacques Abeille, auquel cas il demeurera un très beau roman initiatique, qui ne souffrira pas de la comparaison avec son aîné, le somptueux et culte Jardins statuaires, avec qui il partage une certaine langueur délicieuse. On peut aussi … Continue reading Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)