Lewis Trondheim “Ralph Azham” (Dupuis)

La Double qui sort sa bite pour les effrayer, comme ça on n’a pas à les combattre. La faute à son dessin guilleret et ses personnages cartoonesques, plus proches de Disney que de Ken le Survivant, ou peut-être parce qu’avec Monstrueux, Trondheim avait fait une excursion réussie au rayon jeunesse, mais voilà que Ralph Azham s’était retrouvé coincé un peu par hasard entre deux Astérix … Continue reading Lewis Trondheim “Ralph Azham” (Dupuis)

Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

La double qui préfère être jugée par douze que portée par six. Le Seigneur des porcheries, c’est la destinée qui frappe à la porte de l’auge à cochons. Celle qui amène un jeune punk de 20 ans à quitter la Pennsylvanie pour aller jouer de la guitare dans les bars parisiens tout en écrivant ce qui allait devenir un roman culte, qui ne serait jamais … Continue reading Tristan Egolf “Le seigneur des porcheries” (Gallimard)

J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

La double qui est incapable de reconnaître un pénis quand elle en voit un, ou plutôt quand elle n’en voit pas. Drôle de personnage que ce Mailman, postier aussi maniaque que foutraque, psychopathe en puissance qui se contente — pour l’instant — d’ouvrir et de lire le courrier de tous ceux qui se trouvent sur le chemin de sa tournée quotidienne. En tout cas, jusqu’à … Continue reading J. Robert Lennon “Mailman” (Monsieur Toussaint Louverture)

Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

La double qui fait gagner Staline. Sorte de Raspoutine malgré lui (et ayant troqué la soutane pour un iPhone), âme damnée d’un président-dictateur qui n’avait pas besoin de lui pour être d’une connerie diabolique, Vadim Baranov est un personnage presque trop beau pour être vrai. Mais que Da Empoli a en réalité calqué sur un personnage bien réel, celui-là : Vladislav Sourkov, cofondateur du parti … Continue reading Giuliano da Empoli “Le mage du Kremlin” (Gallimard)

Chris Kraus “Baiser ou faire des films” (Belfond)

La double qui doit se trouver des amis qui la détestent Si on est surtout venu à ce bouquin de Chris Kraus pour son titre parfaitement foutraque, on y reste (et bien accroché) grâce à la verve et au style incomparable de l’auteur américain. Non content d’être le presque-parfait homonyme du duo hip-hop le plus sous-estimé des nineties, Chris Kraus jumpe à deux pieds dans … Continue reading Chris Kraus “Baiser ou faire des films” (Belfond)

Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

La double qui est une énergie, un mouvement vif, un sursaut. Titre qui fracasse, pitch qui tabasse: une nuit, tous les enfants du monde s’éveillent à la même heure et poussent un long cri glaçant de plusieurs minutes. Boum. Dès le point de départ, Carole Martinez installe un malaise qui ne nous lâchera plus. Pas d’explication, pas de solution immédiate. Juste une certitude : quelque … Continue reading Carole Martinez “Dors ton sommeil de brute” (Gallimard)

Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

La double où c’est le plus barbare qui gagne. Double niveau de lecture : Les Voyages du Fils peut se lire indépendamment du reste de l’œuvre de Jacques Abeille, auquel cas il demeurera un très beau roman initiatique, qui ne souffrira pas de la comparaison avec son aîné, le somptueux et culte Jardins statuaires, avec qui il partage une certaine langueur délicieuse. On peut aussi … Continue reading Jacques Abeille “Les voyages du fils” (Le Tripode)

Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

La double qui n’a plus rien à choper là-bas, à part le tétanos. Première BD de Nicolas Dehghani, Ceux qui brûlent est un polar de bonne facture où l’on suit une jeune enquêtrice sur les traces d’un taré qui brûle ses victimes à l’acide. On s’y laisse prendre facilement, même si un petit côté Julie Lescaut peut déranger à la longue, avec son lot de … Continue reading Nicolas Dehghani “Ceux qui brûlent” (Éditions Sarbacane)

Martin Mongin “Le Chomor” (Editions Tusitala)

La double qui ne bouge pas d’un cul  Non, Le Chomor n’est pas une chronique sociale autour d’une étudiante en cinéma approchée par une société secrète aux desseins révolutionnaires. Le Chomor n’est pas non plus une improbable œuvre de fantasy à la française, Stranger Things dans les Côtes‑d’Armor. Pas plus qu’il n’est un roman d’horreur où deux jumelles tentent d’échapper à leur tortionnaire dans un … Continue reading Martin Mongin “Le Chomor” (Editions Tusitala)